‹ Le Microscope manuel a l'usage des etudiants par le docteur Heinrich FreyChapitre 30 sur 156 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

comme objets d’enseignement. Mais, d’après ce que nous connaissons des objets microscopiques qui ont été photographiés jusqu’à ce jour, il nous semble douteux qu’on puisse utiliser, dans des questions de textures très-subtiles, ces sortes d’images. Nous n’exceptons de ce jugement sévère qu’une seule photographie obtenue, à Paris, par M. Lackerbauer, et représentant le Pleurosigma angulatum.

Nous savons que, dans ces derniers temps, on a créé des images tellement petites qu’une forte loupe, quelquefois même le microscope devient indispensable pour les mettre en évidence. Le précipité d’argent est tellement fin qu’il faut employer des grossissements notables pour le rendre perceptible.

Ces photographies-miniatures ont conduit M. Gerlach à se servir de l’art photographique afin d’arriver à un grossissement gradué dans les recherches d’objets microscopiques.

C’est ainsi que la première épreuve négative d’un objet, obtenue à l’aide du microscope, est soumise à un nouveau degré de grossissement. On a, de la sorte, une deuxième image négative de l’objet en clair-obscur, qui ne pourrait, par cette raison, être changée en une image positive utile. On y parvient cependant en soumettant la seconde image négative à un autre grossissement, qui donne, à son tour, une troisième image, analogue à la première quant au clair-obscur. On pourra augmenter le grossissement jusqu’à ce que le précipité d’argent devienne perceptible. En diluant les solutions photographiques, et en recourant dans de certaines conditions à l’usage de la plaque de verre, si sensible à la lumière, il est possible de retarder considérablement cette perception. On trouve dans l’ouvrage de M. Gerlach trois images d’une écaille de papillon ( Papilio Janira) ainsi obtenues

avec des grossissements de 265, 670 et 1,460 fois. L’avenir démontrera les avantages pratiques de l’emploi de l’appareil micro-photographique, c’est-à-dire fera connaître jusqu’à quel degré des tissus d’une grande finesse, qui restent invisibles pour l’œil dans une première épreuve , peuvent se manifester dans des épreuves subséquentes.

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