‹ Le Microscope manuel a l'usage des etudiants par le docteur Heinrich FreyChapitre 29 sur 156 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

pourvu à l’intérieur d’une lentille grossissante , afin d’ob

Fig. 29. Appareil micro-photographique de Gerlach ; a, cône creux qui se place sur le cadre en bois; b, cadre; c, saillie à la partie supérieure de la caisse ; d, caisse ; e, anneau en métal au bas de celle-ci ; /, anneau métallique en haut du tube en bois ; g , tube ; h, plaque en métal à l’extrémité inférieure de celle-ci; », anneau à l’extrémité supérieure du tube métallique; k, vis de l’anneau en métal l, qui sert à resserrer l’enveloppe m;n, tube da microscope avec les objectifs ; o , table , p , cylindre métallique pour porter les diaphragmes et la lentille à éclairer; q , miroir; r, tige métallique qui soutient la platine; a, fer à cheval ; t, vis micrométriqne.

tenir une image aussi exacte que possible. Pour empêcher que le poids de la caisse ne fasse glisser le tube du microscope (a) dans son enveloppe (m), on ajuste autour de celle-ci un anneau (/) qui peut être resserré par une vis ( k ).

On remplace la capsule en cuivre , couvrant l’objectif d’un appareil ordinaire , par une tablette horizontale et noire qui glisse entre le miroir (q) et la lentille convergente (p) du microscope.

Une chaleur de 14 à 18 degrés Réaumur est la plus convenable pour l’opération. Le temps nécessaire diffère naturellement selon l’intensité de la lumière; il augmente suivant la force des grossissements employés , et varie, d’après les observations de M. Gerlach, quand on opère en plein soleil, entre 5 secondes (pour des objets grossis de 5 à 25 fois) et 40 secondes (pour des objets grossis de

250 à 300 fois). Afin d’obtenir une image dont on puisse se servir, il faut procéder avec le plus grand soin, et ne pas oublier qu’on ne peut guère se dispenser d’ajuster une vis micrométrique (t) au microscope photographique, à côté de l’entonnoir ci-dessus mentionné.

Tout le reste de la théorie a été parfaitement décrit par le savant dont nous venons de parler. Les proportions limitées de notre ouvrage ne nous permettent pas de traiter ce sujet avec détail, c’est pourquoi nous nous contentons d’une simple indication en parlant des travaux de cette nature.

On ne doit se servir que d’appareils parfaits et exempts de toute malpropreté. Il est important de n’avoir dans le champ visuel qu’un petit nombre de corps; quelques globules de sang, par exemple, et quelques cellules épithéliales suffisent. Les tissus épais exigent les divisions les plus fines. lies objets à contours pâles demandent des ombres plus prononcées. Aussi , des préparations conservées dans le baume de Canada ou dans la glycérine ne conviennent guère dans le cas présent. Mais on peut remédier à cette pâleur avec la teinture de carmin. Des préparations à injections, faites avec du carmin ou du bleu de Prusse, fournissent de très-belles images. M. Gerlach en a produit récemment qui possédaient leur coloration naturelle !

Si en même temps que l’objet et avec le môme objectif on photographie un micromètre dont la division est connue, on pourra facilement, à l’aide d’un compas, déterminer exactement la grandeur de l’image représentée.

Quand il s’agit de photographier des objets plus considérables et à un grand nombre d’exemplaires, ces sortes de micro-photographies conviennent moins , attendu qu’il est impossible d’éviter une dissemblance avec l’objet primitif. Elles sont, au contraire, très-bonnes employées

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