CHAPITRE III. MICROSCOPE BINOCULAIRE, ETC
mes et tous munis d’un oculaire, il sera permis à plusieurs personnes de se livrer à un examen simultané. Afin que chaque observateur puisse ajuster l’oculaire de la manière la plus favorable à la vision, celui-ci devra se mouvoir dans son tube à l’aide d’une vis.
Par cela même que la lumière, après avoir traversé l’objectif, s’est divisée en deux, trois ou quatre faisceaux, naturellement son intensité a diminué proportionnellement ; toute autre lumière se perd à travers les prismes. Aussi on ne peut se servir que d’objectifs assez faibles avec ces microscopes multioculaires, comme on les a appelés, et les images laissent, en général, beaucoup à désirer. Dans ces derniers temps, Nachet, de Paris, a construit des microscopes binoculaires, trioculaires et quadrioculaires qui ont été répandus dans le commerce.
Le microscope binoculaire peut être disposé de manière à permettre aux deux yeux d’un seul et même observateur de s’appliquer sur les deux tubes. Si l’on donne à ces deux tubes une position correspondant à la convergence des axes oculaires, les deux images se couvriront, et l’on obtiendra une vue, non plus superficielle, mais réelle et solide de l’objet. Nous avons, par ce moyen, le microscope stéréoscopique, seule application utile du microscope binoculaire. C’est à un savant américain, du nom de Riddell, qu’on doit la construction des premiers instruments de ce genre. Depuis cette époque, des opticiens anglais surtout (et notamment la maison Ross, à Londres) ont fabriqué, avec une certaine prédilection, des microscopes stéréoscopiques ; ils ont adopté certaines dispositions qui permettent de transformer facilement les instruments ordinaires en microscopes stéréoscopiques.
La figure 32 met sous les yeux du lecteur la disposition originelle du microscope de Wenham, qui est très-commode.