CHAPITRE III
Au tube principal, A, 1, est joint, d’une manière mobile, le tube 2 qui, par conséquent, peut se rapprocher
ou s’écarter du premier. Un petit prisme a, dont la forme sera plus ^ facilement comprise par l’inspection de la figure grossie B , s’avance jusqu’à l’axe optique du tube 1. Chaque faisceau lumineux se trouve partagé „ en sortant de l’objectif, de telle sorte que l’un pénètre , sans déviation, à travers le * tube 1, et que l’autre entre dans le tube 2, en traversant le prisme B, après avoir été réfracté dans la direction abcd. Nachet, lui aussi, fournit depuis des années de pareils microscopes stéréoscopiques v Les opinions varient sur la valeur de ces instruments, et certainement beaucoup de savants l’ont exagérée. Nous laissons à l’avenir le soin de décider si la science en retirera quelque avantage. Comme exemple, nous avons copié, figure 33, un instrument de ce genre provenant de H. etW. Crouch, à Londres, et un autre de Nachet représenté figure 34.
Par contre, l’examen des tissus à la lumière polarisée a une grande importance scientifique , car elle nous fait con-
de Wenham.
MICROSCOPE BINOCULAIRE, ETC.
naître leur structure moléculaire qui, dans les recherches à la lumière ordinaire, nous reste complètement cachée. Il est vrai de dire que l’explication de ce que l’on voit est, dans beaucoup de cas, trèsdifficile et appartient , en général, au domaine de l’optique ; ce sont là des opérations peu familières aux médecins.
Il est aisé de transformer en microscope polarisateur tout instrument ordinaire ; il suffit pour cela de le pourvoir d’un polariscope et d’un analyseur.
On se sert, à cet effet, des prismes dits de Nicol , composés de spath d’Islande qui réfracte doublement la lumière. On construit ces prismes avec des de croueh.
cristaux de spath calcaire,
de manière qu’un seul des deux faisceaux lumineux obtenus par double réfraction traverse le prisme , tandis que l’autre se perd par réflexion.
Le polarisateur se place tout près sous l’objet, et, pour plus d’avantage, dans l’ouverture même de la platine; l’analyseur, au contraire, reçoit des positions diverses qui ne sont pas toutes également bonnes. En général , les opticiens le mettent au-dessus de l’objectif, dans le tube du microscope, disposition par laquelle on perd trop de lumière, ce qui devient très-désagréable quand on a recours à une réfraction faible. Il y a bien plus d’avantage à placer sur l’oculaire l’analyseur renfermé dans un tube métallique. Toutefois, et surtout quand on se sert d’un petit