‹ Le Microscope manuel a l'usage des etudiants par le docteur Heinrich FreyChapitre 36 sur 156 · CHAPITRE IV. ESSAI DU MICROSCOPE · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV. ESSAI DU MICROSCOPE

du micromètre, le grossissement de la combinaison microscopique sera de 200 fois.

Parlons maintenant de la distance qui doit se trouver entre l’extrémité du tube portant l’oculaire et la surface de la platine , afin d’obtenir un résultat précis en prenant pour mesure la distance moyenne de la vue distincte.

Comme nous l’avons déjà fait remarquer, on a fixé cette distance entre 8 et 10 pouces , soit 25 centimètres. Adoptons ce dernier chiffre pour la vue distincte. Alors l’image que nous avions supposée placée à 20 centimètres de l’œil, se trouvant à 25 centimètres, le grossissement sera de 250 fois. Il est nécessaire de déterminer ainsi la force d’un seul et même objectif avec les différents oculaires, et pour fixer le grossissement des autres objectifs, il suffira d’employer l’oculaire le plus faible, car on trouvera ensuite facilement, parle calcul, la force de grossissement des autres oculaires.

Dans le cours de ces expériences on n’emploie que la division qui se trouve au milieu du champ visuel, attendu que, vu la courbure de celui-ci, on obtiendrait sur les contours une image très-incomplète.

On peut également mesurer, à l’aide d’un compas , l’image micrométrique projetée sur la platine, et en déterminer ensuite la grandeur en la présentant devant la règle divisée.

On se sert aussi de différents appareils de projection, notamment de prismes placés sur l’oculaire.

Les lentilles de tout instrument moderne doivent être parfaitement corrigées au point de vue de l’aberration sphérique. On a employé divers moyens pour bien apprécier cette correction. Les grands travaux sur le microscope de Mohl et de Harting les décrivent d’une façon détaillée. Si on désire se livrer à quelques essais rapides

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