CHAPITRE V
en verre également poli entoure, à une certaine distance, l’objet, et son bord inférieur (a) repose sur la lame qui
supporte la préparation.
On attache aussi solidement que possible une espèce de bourse (b) en caoutchouc très-mince à la partie supérieure de l’anneau. L’ouverture de cette bourse (c), entourée d’un petit cordon en caoutchouc, contient l’anneau ou le tube du microscope. Pour maintenir saturé d’humidité l’intérieur de cette chambre ainsi isolée , on place en dedans de l’anneau en verre deux bandelettes de moelle de sureau ou de papier buvard imprégnées d’eau; on enveloppera, en outre, extérieurement le bord inférieur de l’anneau avec des bourrelets de papier buvard, préalablement mouillés.
A l’aide de ces dispositions et d’un objectif à immersion, on pourra suivre le mouvement des cellules pendant des heures et même pendant des journées entières.
Nous pouvons étudier ainsi très -commodément , à la température habituelle d’une chambre, la vie des cellules <■ dans un animal à sang froid , par exemple dans une grenouille (sur les ligaments, la cornée, le sang, la lymphe), ce qui ne pourrait se faire avec des parties provenant du corps d’un animal à sang chaud. Dans ce dernier cas, et par une température froide, la vie s’arrête trop promptement. Il faut donc, pour obtenir des résultats satisfaisants, constituer des températures analogues à celles de l’organisme vivant. Déjà anciennement des expérimentateurs cherchaient, autant qu’ils le pouvaient, à sortir de cet embarras, en chauffant le porte-objets. Plus tard, Beale construisit, il est vrai, d’une forme assez grossière , un
porte-objet susceptible d’être chauffé. Dans ces derniers temps, un savant célèbre, M. Schultze, s’est acquis une grande réputation en inventant un appareil de ce genre, qui, par son exactitude, répond mieux à tous les besoins.
Notre figure 49 représente l’appareil de M. Schultze *. Sur la platine du microscope se trouve une plaque de
Fig. 49. Porte-objet susceptible d’être chauffé, Inventé par M. Schultze.
cuivre A , fixée à l’aide de pinces; cette plaque est échancrée par derrière (c), afin de s’adapter à la tige du microscope ; elle est percée en a de part en part pour les besoins de l’éclairage, et porte en avant et au milieu un thermomètre placé obliquement (d); aux deux extrémités sont les deux bras (b). C’est sous les bras qu’on place deux petites lampes à esprit-de-vin destinées au chauffage. L'extrémité inférieure du thermomètre, enfermée dans le petit coffret en cuivre B, a, embrasse de toute part l’ou-
i . On peut se le procurer à Bonn , chez le mécanicien Geissler, au prix de 8 thalers (34 fr.).