CHAPITRE VI
épais , avec les doigts de la main gauche. Dans ce cas r on fixe des parcelles humides ou très-molles dans d’autres plus compactes et plus volumineuses; ainsi on insère, par exemple, la moelle épinière d’un petit mammifère dans celle d’un mammifère plus considérable. L’agglutination d’un grand nombre de très-petits objets, à l’aide d’une solution épaisse de gomme arabique additionnée d’une petite quantité de glycérine, peut être avantageusement employée. On fait alors des coupes à travers toute la masse préalablement séchée et ramollie ensuite.
Les coupes minces d’objets durs, tels que les os et les dents, ne peuvent s’exécuter au rasoir. On se §erl, dans ce cas, d’une petite scie faite avec un ressort de montre, et on polit sur une pierre à aiguiser le morceau enlevé. C’est avec le secours d’une petite pierre à aiguiser et de la main qu’on réussit le plus vite et le mieux dans cette opération.
Le pinceau est un instrument tout à fait indispensable à quiconque s’occupe d’histologie. Sans parler de l’usage qu’on en fait pour ôter la poussière des verres du microscope, on peut dire que le pinceau est fréquemment employé dans les préparations microscopiques.
Les corpuscules étrangers, les ordures déposés sur la surface des objets préparés, s’enlèvent admirablement à l’aide de cet instrument;
Fig. ôl. Manière de se servir du pinceau avec onnnro rrrdpo à
les objets microscopiques. 1 «5IK.UIC a
lui, qu’on parvient à bien étendre, sur la lame en verre porte-objet, les coupes minces et délicates. S’agit-il d’écarter d’un objet des éléments cellulaires se présentant souvent en si grand nom-
bre qu’ils le cachent presque complètement? on réussira bien mieux avec le pinceau, suivant la méthode inventée par le professeur His, de Bâle, qu’on ne saurait l’espérer en recourant aux lavages et aux jets d’eau d’une seringue en verre. On mouille fortement l’objet (ordinairement avec de l’eau et de la glycérine), on le couvre, puis on lui imprime des mouvements précipités et perpendiculaires avec un pinceau de grosseur moyenne (fig. 51). Le liquide se trouble peu à peu, et l’objet apparaît plus net. Après quelques minutes, on le retourne, et on fait subir à l’autre surface la même opération. De cette manière, on arrive, au bout de quelque temps, en écartant le liquide primitif et celui qu’on y a ajouté, à voir l’objet seul et entièrement isolé. On se sert aussi très-avantageusement du pinceau sur les objets flottants dans un liquide abondant, comme cela peut se présenter dans les cages en verre mentionnées ci-dessus. Il est vrai qu’il faut une certaine patience pour obtenir un objet bien préparé, et surtout avec une consistance convenable en le traitant d’après ce procédé. Quand un objet n’est pas encore suffisamment durci, on peut également le l> ' pipette, morceler à l’aide d’un pinceau manié avec circonspection. Après avoir laissé ces parcelles se durcir pendant un ou deux jours, elles deviennent propres à l’examen. Mais il faut éviter de recourir à un objet durci avec excès. Dans ce cas, on n’arriverait qu’à une préparation incomplète ou même de nulle valeur, car les cellules ne se laissent plus séparer. Généralement il faut renoncer à ces tentatives, parce qu’un ramollissement tardif est rarement couronné de succès. Bilbroth a égale-