‹ Le Microscope manuel a l'usage des etudiants par le docteur Heinrich FreyChapitre 70 sur 156 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

Liquides additionnels employés dans l’examen des tissus. Réactifs chimiques. Analyse à l’aide des liqueurs titrées.

En général, on ne fait que très-rarement des recherches sur des parties animales, à l’état sec; le plus souvent on y ajoute un liquide. Ce liquide peut être inoffensif, quoique ce cas soit beaucoup moins fréquent qu’on n’est porté à le croire. En effet, il peut agir chimiquement sur l’objet, lui soustraire des liquides ou en faire pénétrer à l’intérieur. Il en résulte alors que l’objet sera ou contracté, ou dilaté, ce qui peut changer les conditions de réfraction dans la substance des tissus.

Observons d’abord ce qui se passe quand les objets ont été grossis. Plus l’antagonisme entre la puissance de réfraction d’un objet et le milieu qui l’entoure est grand, plus cet objet paraîtra d’une manière vive et tranchée. C’est ainsi que nous apercevons, de la manière la plus distincte, beaucoup de tissus délicats à l’état sec et entourés d’air atmosphérique ; tandis que l’addition de l’eau (eau qui change la réfraction de la lumière) permet à peine, ou ne permet peut-être plus du tout, de voir tel ou tel détail.

Dans la texture des parties animales, il est souvent difficile d’apercevoir une foule de particularités à cause de la faible différence qui existe entre leur puissance de réfraction et celle de l’eau qui les entoure; nous sommes donc obligé de donner raison à Harting, lorsqu’il dit que la découverte d’un fluide qui posséderait moins de puissance de réfraction que l’eau serait un auxiliaire très-pré-

Page 1