CHAPITRE VII
durcir les objets (grâce à l’addition de produits dus à la distillation du bois faite à sec). Dans les macérations, l’acide pyroligneux sera toujours affaibli si l’on veut éviter les altérations de textures des parties du tissu cellulaire qui vont être mises à nu.
Un acide pyroligneux, mêlé, selon les circonstances, avec partie égale, double, triple, et même quadruple d’eau, est un excellent moyen auxiliaire dans les recherches à faire sur certains tissus; par exemple, pour étudier les cellules de la cornée et toutes ses parties, la direction des nerfs dans le tissu cellulaire sous-muqueux, etc.; et, en général, les parties siégeant dans les tissus cellulaires, ' tels que des éléments glanduleux, des vaisseaux, des produits pathologiques récents, etc. Les effets désirés se montrent, en général, au bout de quelques jours; mais il est vrai de dire que souvent, par suite d’une macération trop active, ils disparaissent. Il y a, abstraction faite de l’odeur, et du dommage que subissent les lames des instruments tranchants, quelque chose de désagréable à faire usage de ce réactif. Au reste, les objets préparés dans l’acide pyroligneux ne se conservent pas bien lorsqu’on les place tout humides dans de la glycérine. C’est pourquoi nous avons renoncé, dans une foule de recherches, à cette solution. Cet acide est également propre à extraire les cendres d’os, de cartilages calcaires, de tissus osseux sains ou pathologiques.
Iode.
Pour colorer des cellules animales , on peut se servir d’une solution d’iode composée à peu près de 1 partie (si l’on y ajoute encore 3 parties d’iodure de potassium, cela n’en vaudra que mieux) sur 500 parties d’eau. Cependant nous possédons des moyens de coloration meilleurs et plus
récents. Le micrographe trouve dans une solution d’iode le moyen de constater la présence de l’amidon ; combinée avec de l’acide sulfurique, cette même solution sert à faire reconnaître les matières amyloïdes et la cellulose.
Il est bon de laisser d’aboi'd à une solution d'iode, pas trop étendue d’eau , le temps d’exercer énergiquement son action , et puis d’y ajouter une goutte d’acide sulfurique concentré.
Nous avons déjà fait observer que l’iode constitue, dans un mélange nouvellement découvert par Schultze, ce qu’on est convenu d’appeler l’iodserum.
Parmi les alcalis, les solutions de potasse, de soude et d’ammoniaque ont été fréquemment mises en usage. Elles sont, dans les recherches sur des parties animales, d’une valeur inestimable , surtout les deux premières. L’inconvénient qu’il importe de signaler, des substances alcalines employées comme moyen de macération, c’est de rendre les substances soumises à leur influence presqué impossibles à conserver.
Potasse caustique.
On se sert de la potasse caustique liquéfiée, potassium causticum in baculis. Comme elle absorbe avec avidité l’eau contenue dans l’air et l’acide carbonique, il faut la conserver, ainsi que la solution, dans des flacons parfaitement bien fermés.
Le potassium causticum in baculis qu’on trouve dans le commerce contient , du reste , en outre de l’acide carbonique, une quantité d’eau assez notable et qui n’est pas toujours la même; aussi y a-t-il désavantage à l’employer.
Une forte solution de potasse ramolht les substances de beaucoup d’éléments constitutifs et les rend ainsi trèssusceptibles d’être facilement imbibées d’eau. Cette eau