CHAPITRE VII
pour l’examen des tendons. Au bout de six à huit jours d’immersion, une parcelle de tissu cellulaire se laissera diviser par l’aiguille et montrera toutes les fibrilles. Voilà donc encore une des substances animales servant à la cohésion des tissus, qui est dissoute par l’eau de chaux.
Eau de baryte.
On obtient, au bout de 4 à 6 heures, en traitant avec l’eau de baryte les tissus ligamenteux, des effets qui ne se manifestent avec l’eau de chaux qu’après plusieurs jours d’immersion.
Sels.
Chlorure de sodium.
Autrefois , on considérait généralement les faibles solutions de sel de cuisine comme n’ayant aucune action sur les objets qu’on y plaçait. D’après les observations de Graham, il faudrait toujours ajouter à ces solutions une matière colloïde (du blanc d’œuf ou de la gomme arabique). Le chlorure de sodium trouve encore sa place, lorsqu’il s’agit de tissus imprégnés de solutions d’azotate d’argent, ce dont il sera question plus loin. Le chlorure de sodium entre aussi comme partie intégrante dans divers liquides destinés à conserver des tissus.
Chlorure de chaux.
On a recommandé, comme liquides additionnels utiles dans les recherches microscopiques, le chlorure de chaux (1 partie de chlorure de chaux, à l’état sec, sur 2 à 3 parties d’eau) , à cause de sa propriété bien connue d’absorber l’eau. Il a de plus été signalé comme très-propre à rendre distinctes de petites parties de la moelle épinière, etc.;
mais ici son action est peu sensible. Le chlorure de chaux agit d’une manière toute particulière sur les muscles.
Chlorate de potasse.
Le chlorate de potasse , indiqué comme réactif par Schultze, n’est employé qu’en combinaison avec l’acide azotique. (Voyez Acide azotique.) On s’est servi de ce mélange à divers degrés de concentration dans les recherches faites sur les tissus animaux, et on a obtenu tout naturellement les résultats désirés après des espaces de temps plus ou moins longs.
Phosphate de soude.
On a fait usage à différentes reprises, dans les recherches microscopiques, des solutions de phosphate de soude, de 5 à 10 %. D’après mes propres expériences, on n’y a trouvé jusqu’à présent aucun avantage.
Bichromate de potasse.
Le bichromate de potasse doit être , autant que possible, pur et cristallisé.
L’effet de ce sel, qu’on peut très-utilement combiner avec la glycérine, est analogue à celui qu’on obtient avec l’acide chrômique; mais il se produit plus faiblement et plus lentement. Dans beaucoup de cas, quand il s’agit de donner de la consistance, le bichromate de potasse est d’un usage excellent ; il est probablement plus efficace que l’acide libre et altéré; mais, d’un autre côté, il coagule le blanc d’œuf moins bien que ce dernier. Les solutions du bichromate de potasse ont, en outre, l’avantage d’engendrer difficilement ces moisissures, si fréquentes malheureusement dans les solutions d’acide chrômique.