CHAPITRE VII
1 partie d’acide acétique fort, ayant une pesanteur spécifique de 1,070;
1 partie d’alcool, d’une pesanteur spécifique de 0,815;
2 parties d’eau distillée.
c) Alcool, acide acétique et acide azotique.
Beale recommande d’ajouter un peu d’acide azotique au mélange d’alcool et d’acide acétique, quand on fait des recherches sur des parties épithéliales. On doit également ici varier le mélange selon les besoins.
Voici une formule donnée par l’auteur lui-même :
Eau
Glycérine . . .
Alcool
Acide acétique Acide azotique
d) Alcool et soude.
Dans un grand nombre de recherches, Beale a obtenu des effets remarquables avec un mélange d’alcool et de soude. Il ajoutait de 8 à 10 gouttes d’une solution de soude caustique à 30 grammes d’esprit-de-vin. Beaucoup de tissus acquièrent peu à peu , dans ce mélange , un durcissement considérable et de la transparence. L’expérience prouve que ce réactif convient plus particulièrement dans les expériences faites avec l’intention de reconnaître la nature des dépôts calcaires de productions pathologiques, ainsi que celle des ossifications embryonnaires. Sous l’influence de ce mélange, les tissus les plus délicats et les plus variés deviennent transparents, sans qu’il se manifeste le moindre changement dans les incrustations calcaires. On parvient ainsi à apercevoir, avec beaucoup de
30 grammes.
facilité, les moindres points d’ossification. Un embryon, par exemple, qui a séjourné, pendant quelques jours, dans un mélange de ce genre, et que l’on conserve ensuite dans de l’esprit-de-vin, offre un très-bel aspect. Ce liquide est également fort utile pour l’étude des tissus les plus déliés d’un organe. Beale s’en est servi avec le plus grand succès dans les recherches qu’il a faites sur le foie.
Alcool méthylique.
En Angleterre, où les droits sur les eaux-de-vie sont très-élevés, l’usage de l’alcool devient onéreux. C’est pourquoi on se sert volontiers de l’alcool méthylique ( pyro-acetic-spirit ). Nous ne l’employons pas sur le continent. L’alcool méthylique est une partie intégrante des mélanges froids à injections de Beale (voy. ci-après); on en fait aussi usage pour les préparations microscopiques qu’on enferme dans du baume de Canada. On dépose de petites coupes dont on a extrait l’eau à l’aide d’alcool trèsconcentré, pendant un court espace de temps dans de l’alcool méthylique fort et pur. Puis on les retire pour les placer dans de l’essence de térébenthine au moment où elles commencent à sécher. L’essence de térébenthine pénètre les coupes qu’on vient d’extraire de l’alcool méthylique. Nous avons reconnu, par notre propre expérience, que ces coupes ont plus de finesse que celles placées directement dans l’essence de térébenthine en sortant d’un alcool concentré. Toutefois, on peut ici très-bien se passer de l’alcool méthylique.
Chloroforme.
Le chloroforme a été fort peu employé dans les recherches histologiques; c’est cependant le meilleur moyen pour dissoudre et liquéfier le baume de Canada, qui joue un rôle si important dans l’usage du microscope.