OBSERVATIONS MICROSCOPIQUES
surface de la préparation et non les couches profondes.
Quand on examine au microscope une préparation baignée par l’eau ou un autre liquide, on y observe certains mouvements. La cause en est dans le travail produit au sein du liquide pour établir l’équilibre ; le but est atteint d’autant plus vite que la table sur laquelle repose le microscope est plus horizontale. Cependant, longtemps après que le liquide s’est mis en équilibre, on observe encore les oscillations de certains corpuscules ( mouvements Browniens , attraction moléculaire), qui paraissent n’avoir d’autre cause que le rapprochement mutuel des molécules en suspension dans un liquide. Plus loin, un objet en hélice, se mouvant en avant et autour de son axe, offre l’apparence trompeuse d’un mouvement de reptation. On observe ces mouvements dans plusieurs espèces d’algues de la Camille des oscillariacées ( Vibrio , Spirochœte, S}jirulina, Spirillum). On signale ces mouvements pour empêcher les observateurs inexpérimentés de les confondre avec les mouvements volontaires de la vie animale ou les mouvements involontaires de corpuscules déjà morts. On reconnaît facilement chez les animalcules microscopiques, les infusoires, les rotifères par exemple, ces mouvements réels (mouvement des cils vibratiles). Jevons leur a donné le nom de pedesis.
La rapidité des mouvements augmente en apparence avec la mesure du grossissement. A un grossissement de 500, si un petit objet, un vibrion par exemple, traverse le champ du microscope en une demi -seconde, on est tenté de croire qu’il se meut avec la rapidité d’une flèche, tandis qu’en réalité, il parcourt à peine dans le même temps un millimètre. En apparence, il a parcouru 500 millimètres en une seconde.
Il faut mentionner encore le phénomène connu sous le nom de mouches volantes. Il consiste en une apparition de dessins globulaires, moniliformes ou ovales, qui se meuvent dans le champ visuel et le traversent pour en sortir. On attribue ce phénomène à l’œil lui-même, soit aux sécrétions des glandes de Meibomius, soit à de petites granulations sphériques, situées au fond du corps vitré. Il ne faut pas s’inquiéter autrement de ces mouches volantes ; si elles deviennent trop incommodes , on cesse de regarder dans le microscope pendant quelques instants.
Il faut manier avec beaucoup de précautions les dissolutions chimiques, car, mises au contact des parties métalliques de l'instrument, elles pourraient les attaquer et les détériorer. Les acides et les alcalis attaquent facilement le flint-glas de l’objectif. Quand on travaille avec des réactifs, si l’objectif