OBSERVATIONS MICROSCOPIQUES
ration, on emploie ordinairement la glycérine étendue. (70 parties de glycérine, 15 parties d’alcool à 90 degrés, 15 parties d’eau.) On conserve ce mélange dans un petit flacon fermé par un bouchon de liège, traversé par une baguette de verre. Avec cette baguette on retire le liquide par gouttes pour le porter sur la lame. Ce liquide garde longtemps sa limpidité et ne se déssèehe pas. On peut y conserver plusieurs jours la préparation, pour la soumettre plus fard à un nouvel examen.
A cause des bulles d’air qui adhèrent au verre et dont on ne peut guère se débarrasser dans une solution aqueuse, on voit se former entre les deux lames, de petites bulles qu’il faut bien se garder de prendre pour des objets microscopiques. On les reconnaît à leur forme aplatie ou sphérique, à leur transparence complète, a leurs bords nettement délimités, partout également larges et obscurs. On retrouve au sein des liquides d’autres objets pleins d’air, présentant
Fig. 59.
• Objet tubulaire fous le Microscope.
cet aspect, mais qui ne sont pas des bulles. Il est rare d’avoir des bulles dans la glycérine étendue ou dans un mélange de glycérine et d’alcool. Certaines préparations présentent des portions creuses pleines d’air, circonscrites par un bord obscur nettement délimité, en forme de ruban, et qui offrent des stries claires.
Les parties profondes de la préparation sont souvent très difficiles à distinguer à l’œil nu ; mais il n’en est pas de même au microscope à l’aide des grossissements moyens ou puissants. Dans une image microscopique, nous ne distinguons que le plan de la préparation où se trouve le foyer de l’objectif et non les détails d’un autre plan, ou, si nous les apercevons, ils sont confus et noyés pour ainsi dire. Vient-on à élever ou à abaisser la platine au moyen de la vis micrométrique, ce qui revient à amener le foyer de l’objectif dans un autre plan, on obtient alors l’image de la couche correspondante. Si la préparation se compose d’un mélange d’eau et de substances pulvérisées de densité différente , on peut très bien obtenir trois images distinctes des trois couches superposées. Dans l’image de la couche inférieure on observe les substances plus lourdes que l’eau, dans la couche supérieure celles qui surnagent. C’est là ce qui explique pourquoi l’image microscopique ne donne que la