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VERNIS

incommode de les tenir entre les doigts. Il vaut mieux se servir d’un porte-lame. On peut en avoir quelques-uns que l’on fixe au moyen de la cire à cacheter sur une planchette de 8 centimètres environ . Un porte -lame se compose de deux bouchons (a et b, fig. 65), pressés l’un contre l’autre par un fil de laiton à deux branches. Le bouchon a est fixé par de la cire à la planchette d. On pratique les trous au moyen d’une aiguille rougie au feu. Le fil traverse le bouchon a dans toute sa largeur, tandis qu'il ne pénètre que les 2/3 du bouchon b ; on choisit celui-ci d’après la grandeur des couvre-objets, et on a soin de le creuser sur la face qui regarde le bouchon a ; de cette façon, le bord du bouchon appuie seul sur le couvre -objet, le milieu ne supportant qu’une faible pression. Cette disposition est facile à réaliser, tout le monde peut s’en assurer par expérience.

En élevant légèrement le bouchon b , on fait glisser la préparation et on peut alors la recouvrir de vernis, etc.

Colle liquide. — On délaie 10 parties de colle transparente dans 10 parties d’eau bouillie et chaude encore avec 10 ou 12 parties d’acide acétique concentré, on ajoute quelques gouttes d’acide phénique. Si la masse se prend par refroidissement, on la liquéfie par la chaleur, ou bien on ajoute une ou

deux parties d’acide acétique jusqu’à ce que le mélange ne se solidifie plus. La colle la plus transparente et la plus avantageuse n’est autre que la gélatine.

Vernis noir I. — On prend une partie d’huile de lin, 10 parties de succin (Colophoninm succini), on liquéfie dans une capsule de porcelaine ou de terre, on retire du feu ou delà lampe et on laisse refroidir. Quand on retire le mélange du feu, on y ajoute peu à peu, en agitant avec une spatule de fer, 15 parties d’essence de térébenthine et 10 parties de benzine. Au bout d’une heure, quand le tout est suffisamment refroidi, on porte la masse dans un flacon bien sec où se trouvent déjà 10 parties d’asphalte purifiée et broyée. Bouchez, mettez de côté quelques jours en agitant souvent. Si le vernis est trop épais, on l’étend d’un peu d’essence de térébenthine; on peut avoir aussi recours au vernis dur ordinaire.

Vernis blanc II. — Mastic, 10 parties; résine de Dannnar, 4 parties; sandaraque, 4 parties; broyez ensemble. Prenez ensuite: térébenthine de Venise, 1 partie; térébenthine de Bordeaux, 20 parties; benzine, 10 parties ; on mélange dans un flacon que l’on agite souvent pendant quelques jours, on bouche soigneusement et on met la masse de côté à la fin de l’opération. Quand le vernis à été filtré ou bien fondu, on en broie une partie avec du blanc de

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