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DEUXIÈME PARTIE

Objets microscopiques. — Pour arriver à connaître les objets soit du règne animal, soit du règne véarétal, il est surtout nécessaire de bien connaître la cellule ; aussi quelques mots sur sa constitution et sa vie doivent-ils ici trouver place.

La Cellule. — La cellule est l’élément de la vie, et c’est toujours d’elle que tout organisme de l’un et de l’autre règne tire son origine. Toute cellule est une unité vitale, et chaque corps organisé se compose d’autant d’unités vitales qu’il contient de cellules ; leur action simultanée constitue la vie de l’ensemble. La vie de l’animal ou du végétal est donc la somme des manifestations de la vie de toutes les cellules qui le constituent. Toute cellule vivante tend

1 M. Hager a pris un peu partout les sujets traités dans cette 2e partie.

Ils sont destinés à exercer le commençant à l’usage du microscope, et à lui faciliter ainsi des recherches personnelles ultérieures. Nous avons cru devoir suivre l’original sans modifier l’ordre des matières ; nous avons conservé ses vignettes, en y ajoutant une série, tirée de l’ouvrage de Yogi et Focillon, sur les Aliments (J. Rothschild, éditeur, Paris, 1876.)

à s accroître , à se conserver, à se reproduire. Elle est donc à la fols un organe de végétation et de reproduction,

Schleiden le premier découvrit la cellule comme élément fondamental de la plante ; le premier, il montra le développement des enveloppes cellulaires autour des parties génératrices ; le premier aussi, il décrivit les formes, les groupements divers des cellules , leur transformation en fibres et en

Fig. CG à 70. — a deux Cellules protoplasmiques; b Cellules dont la Couche externe s’est épaissie; c deux Cellules dont le Contenu renferme des Noyaux en Voie de Développement.

vaisseaux. La cellule, étudiée jusqu’alors chez les plantes, était considérée comme propre au règne végétal. Henle, en 1837, prouva qu’elle était l’élément vital de toute la nature organisée, et reconnut que l’épiderme de l’homme se composait de cellules se développant d’elles-mêmes sans l’intervention des vaisseaux sanguins. Enfin Sc-hivann démontra pleinement en 1839 que les animaux et les végétaux trouvent dans la cellule une base commune de structure et de développement.

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