DIATOMÉES
cellulose comme dans la plupart des autres algues, mais de silice qui résiste à la putréfaction et aux températures les plus élevées. La forme de cette cuirasse siliceuse est très variable, arrondie, cylindrique, prismatique, quadrangulaire, naviculaire, cunéiforme etc., présentant souvent des épaississements symétriques, qui ornent cette carapace de dessins variés.
Quelques familles de ce groupe, les Naviculacées et les Synédrées par exemple, ont un mouvement en apparence volontaire ; elles nagent dans l’eau ; mais si elles se heurtent à un obstacle, elles reculent et cherchent de nouveau à aller en .avant, ne changeant leur direction que d’un angle très aigu. L’obstacle persiste-t-il, elles se retirent tout à fait sans se retourner. Ces mouvements les ont fait prendre pour des Infusoires. Les carapaces siliceuses des Diatomées forment de vastes landes dans le Lunebourg1. La farine des montagnards suédois, qui, mélangée à de la farine de blé, a constitué l’aliment des années de disette, n’est autre chose que la carapace siliceuse de Diatomées mortes. On trouve ces algues dans presque toutes les eaux naturelles, soit comme parasites sur des plantes aquatiques, soit
^es carapaces des diatomées constituent la majeure partie du produit connu dans le commerce sous le nom de Tripoli.
englobées dans line masse gélatineuse brunâtre qui enveloppe les rochers d’un enduit humide. On les trouve souvent en telle quantité qu’on les prend pour de la vase.
Lait. — Lait de Vache , — C’est un liquide émul-
Fig. 288. — Lait. Gross. 500.
sionné bien connu, qui renferme divers sels, du sucre de lait, de la caséine et dans lequel on voit nager une matière grasse (beurre) sous forme de petites gouttelettes qui, au microscope, paraissent très nettement délimitées, homogènes et transparentes. Chaque gouttelette est recouverte d’une