LA SALIVE
La salive qui se rencontre dans la cavité buccale, ou salive mixte, provient d’une masse glandulaire formée : d’une part par les glandes extrapariétales en grappes au nombre de trois paires ; et, d'autre part, par de nombreuses glandules intrapariétales
sous-muqueuses.
GLANDES EXTRAPARIETALES
A) LES PAROTIDES. — Ce sont deux glandes en grappes symétriques, latérales, limitées en avant par l: maxillaire inférieur, en arrière par le sternocléido-mastoïdien, et plus en dedans par le ventre postérieur du muscle digastrique. Elles communiquent avec la cavité buccale au moyen du canal de Sténon dont l’orifice interne répond à la partie moyenne du collet de la première grosse molaire supérieure. Ces glandes excrètent un liquide mobile, ne renfermant pas de mucine, mais assez riche en ptyaline, Sa densité varie entre 1004 et 1008. On a dit
or.
que neutre pendant l’abstinence, il devenait alcalin au moment des repas et acide deux heures après. On n'y trouve pas d'éléments cellulaires. Voici sa composition selon :
Hoppe-Seyler Mitscherlich tue a NS 993,25 989
Ptyaline, Matières organiques | : LE AO 3,44
Extrait alcoolique ...... \ | 9.
Epithélium. Matières non | |
dissoutes ............. Se She Sulfocyanate de potasse.…. 0,30 0,30 Chlorures alcaliné +0 Carbonate calcique ..... 3,40 5 Sels d'acides gras........
De plus, 1000 volumes ont donné 70 volumes de gaz dont 10 d'oxygène, 25 d'azote et 35 de gaz carbonique.
B) GLANDES SOUS-MAXILLAIRES. — Elles sont également au nombre de deux, occupant la région sushyoïdienne contre la face interne du maxillaire inférieur, au-dessus de la portion moyenne du digastrique. L'excrétion de chacune de ces glandes se fait par un court canal, le canal de Warthon, qui débouche sur le plancher buccal à côté du frein de la langue, et porte le nom d’ostium ombilicale. Ce sont aussi des glandes en grappe. Elles sécréteraient deux salives spéciales,
AI. De
‘A) A l'excitation de la corde du tympan, on à une salive claire, un peu filante, de réaction alcaline.
B) L'excitation du sympathique donnerait une salive blanchâtre, très épaisse, gluante, fortement alcaline. Celle-ci renferme de la ptyaline, alors que la précédente n’en présente aucune trace.
© Toujours est-il que la salive sous-maxillaire totale aura une composition différente suivant l’action prédominante de l’un ou l’autre nerf. Dans les cas moyens, elle est plus ou moins visqueuse, trouble, légèrement albuminieuse, riche en mucus, contient de la ptyaline, des traces de sulfocyanates, des phosphates, des carbonates de magnésie et de chaux en partie combinés aux matières organiques, ainsi que des chlorures de potassium et de sodium.
C) GLANDES SUBLINGUALES. — Elles sont aussi au nombre de deux. Ce sont les plus antérieures des glandes salivaires, situées sur de plancher de la bouche, immédiatement en dedans du corps du maxillaire et de chaque côté de la symphyse mentonnière et du frein de la langue. Elles sont petites ; leur volume n’est que le tiers de celui des sous-maxillaires, el le dixième de celui des parotides. L’excrétion se fait : d’une part, pour la sublinguale principale par le canal de Rivinus ou de Bartholin, qui va s'ouvrir sur le plancher buccal en dehors de Postium ombilicale: d'autre part, pour les glandes sublinguales accessoires, par de petits canaux débouchant sur le plancher buccal, au niveau de la caroncule sublin-
guale : ce sont les canaux de Walter. Leur nombre est variable : Walter n’en admettait que 4; Sappey 4 ou 5; Tillaux estime qu'ils sont en moyenne au nombre de 15 à 20, pouvant même atteindre le chiffre de 25 à 30. La salive sublinguale se présente sous forme d’un liquide filant, très riche en mucine, très alcalin. C’est elle qui renferme la plus forte proportion de principes fixes, de 25 à 100 pour 1.000. Elle fournit également la majeure partie de la ptyaline.
GLANDES INTRAPARIETALES
Ce sont de nombreuses glandules sous-muqueuses, disséminées dans l'épaisseur du plancher buccal, du palais et surtout des lèvres et des joues. La composition de leur salive n’est pas encore bien connue. Elle contient de la mucine et se rapprocherait par sa composition de la salive mixte, mais ne renfermerait pas de ptyaline.