SALIVE TOTALE OÙ SALIVE MIXTE
C'est la réunion des salives parotidienne, sousmaxillaire, sublinguale et des glandules buccales intrapariétales. La quantité de salive émise par un adulte normal est d'environ 800 à 1.500 centimètres cubes par 24 heures. Cette quantité est nota-
blement diminuée dans les pyréxies, notamment la fièvre typhoïde, certaines affections gastriques, etc.; mais elle est augmentée dans certains cas tels que : mastication, nausées précédent le vomissement, suppression des règles, certaines affections des centres nerveux, les névroses, les douleurs dentaires, les mercuriaux, les iodiques, léther, le jaborandi, etc. La sécrétion salivaire est continue, mais elle augmente au moment des repas sous l'influence d’excitations directes (compressions musculaires) ou réflexes. Ce sont surtout les glandes extra-pariétales qui sécrètent pendant les repas. Dans lintervalle, ce sont les glandes intrapariétales. La densité peut aller de 1002 à 1009. Comme nous l'avons déjà mentionné, l'excitation de certains nerfs, la corde du tympan par exemple, augmente la sécrétion salivaire ; et on a montré que lorsque la salivation augmente, la salive s’'appauvrit en principes fixes ; donc diminution de densité, Elle présente une réaction très légèrement alcaline qu’on attribue à la présence d’une petite quantité de carbonates alcalins. D’après les expériences d’Arloing, un milieu acide résiste sensiblement moins bien à l’inoculation d’une culture charkonneuse, qu’un milieu alcalin. I] semble donc que l’alcalinite de la salive soit une défense naturelle de la cavité buccale contre l'infection permanente causée par tous les microbes et parasites qui l'habitent, soit normalement, soit accidentellement. Quelques cas pathologiques peuvent en amener l'acidité, notamment : muguet, diabète, phtysie, ulcère et cancer de
NDS
l'estomac. C’est un liquide incolôre, inédore, insipide, opälin, Spumeux, un peu filant. Elle tient n süspension des cellules épithélialés et des corpuscules Müqueux renfermant eux-mêmes ‘de fines ‘granulations ‘douées d’un rapide mouvement. Sa composition
serait celleci suivant : Jacubowitsch
Élu Hair ARE AM ES à 995 pour 1:000 Mégidh Se -. ............. LAN 5 pour 1.000 Ptyäline et albuminés (mücus)..... 2,09
‘Conps gras ét extractif alcooliqüe.. traces
Sulfocyanate de potassium.......….. 0,07 ‘Chlorüres ‘de sodium et de ‘potassitim 0,84
‘Phosphate de soôüde................ 0,94 Sülfdte ‘de 's6tde. 1... traces GHatix ét nagmésie 7" "17 UN 0,04 ‘ét Suivant : Hamerbacher .
D LORS LAN RC CE ANR AE LAS NR ARE ‘994,20 Ptyaline TER PT LEP LES ESAE SA Set 1,30 Mucine et épithéliums............. 2,20 SU OCV AR be ee D SE A Gien cree 0,04 CHlorures alcalins ................. | Phosphate sodique ....... RÉES { 2,20 Sels de calcium et de magnésium... \
De plus, on lui a trouvé un pouvoir'oxydant positif el quelques millièmes en-volume d'oxygène et'd'azote, ét 15 à 20 centimètres cubes de gaz carbonique pour 100 centimètres cubes de salive,
La matière la-plus importante de la salive est la ptyaline, ainsi nommée par Berzelius, et ‘étudiée en
1845, sous le nom de diastase salivaire par Mialhe. On r'est pas certain qu'elle prenne naissance à même les glandes; peut-être même est-ce un produit de sécrétion de microbes buccaux (Duclaux). Elle peut sacbarifier l’amidon cuit. C’est une action diastasique suspendue à basse température, accélérée aux températures voisines de 40 degrés, et que l’ébullition détruit, sans que la réaction et la composition chimique du liquide soient modifiées d’une façon sensible. Le pouvoir amylolitique de la salive mixte humaine est très prononcé ; et toutes les sécrétions salivaires de l’homme, à tout âge, peuvent produire plus ou moins énergiquement la transformation de l'amidon. |
. La mucine, provenant surtout de la glande sousmaxillaire, peut, dans certains cas, se décomposer en une substance, albumineuse et en divers corps, parmi lesquels on a trouvé un hydrocarbone monosubstitué, réduisant la liqueur de Fehling : la glycosamine.
Quant aux sulfocyanures alcalins, signalés la première fois par Treviranus, leur présence a été longtemps discutée. Berzelius, Claude Bernard lui attribuaient une origine pathologique, les pensant dus à la carie dentaire. Cependant on a tendance à croire actuellement que leur quantité quelquefois est si faible, qu'il est difficile de mettre en évidence leur existence par une réaction colorée. On a pu en constater une plus grande quantité dans la salive des fumeurs (0,012 %) que dans celle des non-fumeurs (0,004 .%). Y a-t-il un rapport entre ces excès de sulfo-
cyanures et les lésions buccales attribuées au tabac ? Est-ce une réaction de défense ? Ce serait remettre en cause le pouvoir bactéricide du sulfocyanure. Hugenschmidt, après une série d'expériences avec des solutions à divers titres de sulfocyanure, conclut : « Ces expériences répétées avec des solutions de 0,96 pour 1.000 et de 0,20 pour 1.000, ont donné le même résultat négatif. L'action du sulfocyanure de potassium dans la salive comme antiseptique salivaire est donc des plus contestables, pour ne pas dire absolument nulle, et ne joue aucun rôle bactéricide, » Mais ce sont des expériences réalisées « in vitro ».
On peut rencontrer parfois des acides dans la salive, acides paraissant dûs, soit à des fermentations locales qui se font dans la cavité buccale même, soit pouvant être amenées par la salive qui les puise dans la circulation : ce qui indiquerait des troubles de la nutrition générale. Enfin normalement on peut en trouver des traces, dues à la transformation des amylacés en glycose (acide lactique, butyrique, acétique et exalique). D'ailleurs, la salive normalement neutra- Ese Pacidité, « mais dans certains états », dit Rappin « ‘dans ces pyréxies intenses, toutes les sécrétions étant diminuées, on comprend que la neutralisation des acides produits Sans cesse dans la bouche par les fermentations n’est plus opérée qu'imparfaitement par la petite quantité de salive qui coule encore ».
Nous avons déjà vu que l'alcalinité de la salive constitue pour elle un moyen de défense. Mais il doit y avoir d’autres modes de, défense, si l’on en juge par