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jamais eu de pneumonie. D’autres encore (Goldenberg) l'ont trouvé dans 50 % des salives normales. C'est un diplocoque lancéolé encapsulé, restant coloré par la méthode de Gram, qui est l’agent causal de la pneumonie, mais pouvant l'être aussi de pleurésies, endocardites, méningites, angines, etc.
PNEUMOBACGILLE DE FRIEDLANDER. — Décrit en 1882 par Friedlander, son importance a été bien mise en valeur par Etienne. Von Besser, et surtout Netter, l’ont trouvé dans 5 % des cas dans la salive de sujets sains; d’autres l’ont trouvé associé au pneumocoque dans plus de la moitié des cas (Besançon et Griffon). Il est essentiellement polymorphe et se trouve dans la bouche sous forme de coccobacilles, le plus souvent groupés par deux et présentant une, capsule beaucoup plus volumineuse qué celle du pneumocoque. Il ne prend pas le Gram. C’est un facteur important d’affections broncho-pulmonaires, pleurésies, septicémies, stomatite aphteuse (Bernabei), angines à caractère spécial (Nicolle et Hébert), otites (Zanfall).
MÉNINGOCOQUE DE WEICHSELBAUM. — Il se présente sous la forme d’un diplocoque en grain de café, se décolorant par la méthode de Gram. Il pousse difficilement sur les milieux usuels. Il se trouve quelquefois dans la bouche, mais surtout dans le rhinopharynx. C'est l'agent de la méningite cérébro-spinale épidémique.
MICROCOCGUS CATARRHALIS. — Il ressemble mor-
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phologiquement au méningocoque de Weichselbaum. Sa présence fréquente dans les exsudats rhinopharyngés est une cause d’erreur pour la seule appréciation du point de vue morphologique. La différenciation se fait par les cultures.
STREPTOCOQUES. —- Découvert par Ogatrom en 1881 dans le pus des abcès, il a été étudié et décrit par Rosenbach, Krause et Passet : « C’est avant tout un commensal de notre surface cutanée et de nos cavités muqueuses » (Besançon.) C’est le parasite principal de la bouche; on l'y trouve d’une façon constante ainsi qué dans la salive (Besançon et Widal). Il apparaît en général sous forme de cocci en chaînettes, immobiles, non.encapsulés et prenant le Gram. On en a décrit de nombreuses espèces, et la question se pose de savoir si ces espèces sont irréductibles, ou si ce sont divers échantillons d’une même espèce différenciée par une adaptation particulière à un milieu différent. On a essayé de baser des classifications sur les caractères morphologiques et sur l'aspect des cultures (Lingelsheim, Kurth, Marot et Veillon) sur les caractères biochimiques; sur l’action préventive du sérum et sur l'agglutination. Quoi qu'il en soit, le Professeur Besançon conclut : « Qu'il n’y a qu’une seule espèce de streptocoque chez l’homme, maïs une infinité de races ou de variétés, autant pour ainsi dire qu’il y a d'individus, chaque échantillon acquérant du fait de son séjour dans l'être qui l’héberge une sorte d’individualité, » C’est l'agent causal avant tout de lérysi-
LAN 2 rèle, de la fièvre puerpérale, de nombreuses suppurations, dès angines rouges, des angines pultacées, d’angines pseudo-membraneuses non diphtériques. Il est Souvent associé au bacille de Lôffler dans certaines formes d’angines diphtériques. En outre, il peut donner des infections secondaires dans les maladies infectieuses des phlegmons diffus, de l’ecthyma, de l’impetigo, des infections broncho-pulmonaires, cardiaques, osseuses, etc.
STAPHYLOCOQUES. — Ogstrom les décrivit pour la première fois en 1881, les ayant observé dans le pus dabcès. Ils fürent cultivés par Pasteur, mais surtout étudiés par Rosenbach, Passet, Rodet et J. Courmont. Il habite ordinairement les muqueuses, particulièrement la cavité bucco-pharyngée, ou la preuve de sa présence fut donnée par Fraenkel, Biondi et Vignal. On en décrit trois variétés : Je Staphylococcus pyogenes aureus, le staphylococcus pyogenes albus et le Staphylococcus pyogenes citreus. C’est au staphylococeus pyogenes aureus (nommé encore Staphylocoque doré et micrococcus ostéomyelitis) qu’on a attribué la plus grande part dans la formation du pus. Gette classification se base sur la couleur des cultures sur gélose. Il semble que là encore, comme pour le strep-. focoque, ces diverses espèces ne soient que les différentes apparences revêtues par un même microbe. On a dit, en effet, que le pouvoir chromogène de ces cultures était fragile: Rodet et Courmont ont transformé le staphylocoque doré en Staphylocoque blanc, et la
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transformation inverse fut obtenue par Netter. Ce sont des cocci à Gram positif, groupés en amas ou grappes, facilement colorables. On le rencontre «dans les abcès buccaux et péri-buecaux, dans l’ostéomyélite des mâchoires et en général de tous les os, dans les furoncles, les anthrax, les parotidites, les amygdalites, comme cause fréquente d'infection secondaire, etc.
BACILLE DIPHTÉRIQUE. — Le bacille diphtérique a été découvert en 1883 par Klebs, et fut étudié en 1884 par Lôffler. La toxine fut isolée par Roux et Yersin, et c’est des travaux de Behring, Kitasato, Roux et Martin que naquit la sérothérapie antidiphtérique. On peut le rencentrer à l’état normal dans la cavité bucco-pharyngée; c’est ainsi que Lôffler l’étudie dans la salive d’un enfant bien portant. Mais on le rencontre surtout après la diphtérie, longtemps après la guérison. Il agit par sa toxine et son association avec le streptocoque aggrave le pronostic de laffection. C'est un-bâtonnet immobile, rectiligne, se colorant par la méthode de Gram et renfermant les corpuscules métachromatiques de Babès. On le classe suivant ses dimensions en bacille court, moyen et long. Lôffler a rencontré dans la cavité buccale un bacille de mêmes caractères morphologiques que le bacille diphtérique et qu’il a nommé pseudo-diphtérique. On “ pu penser que ce n'était qu’une forme atténuée et dégénérée du bacille diphtérique.
Baie DE Kocx. — Du nom de Koch qui le décou-