GROUPE LONGITUDINAL
Par l'intermédiaire de leurs vaisseaux efférents, les deux cercles ganglionnaires se déversent dans le groupe longitudinal. Ce groupe comprend de nombreux ganglions, la plupart profonds. Ils sont prélatéro-vertébraux. Les uns longent le bord postérieur du muscle sterno-mastoïdien, d’autres longent les paroïs latérales du pharynx et de l’œsophage, d’autres forment une chaîne ininterrompue le long de
Ja jugulaire interne, un petit groupe de 2 ou 3 flanque
la jugulaire externe. Leurs vaisseaux efférents traversent l’aponévrose «t se jettent dans le groupe ganglionnaire profond.
Mais quelle est la raison d'être d’un si puissant appareil de défense, échelonné sur deux lignes :
d'abord le système lymphoïde plus ou moins systématisé, puis les ganglions constituant le cercle Iymphoïdo-ganglionnaire de Lebedinsky ? Nous verrons plus loin quelle est l'intensité de l'infection, le nombre de microbes et de parasites attaquant au niveau de la cavité bucco-pharyngée. A l'examen microscopique de la salive, on trouve constamment des leucocytes, dont les trois quarts environ sont représentés par des polynucléaires possédant des propriétés phagocytaires très prononcées. Or, les lymphatiques et les ganglions sont de véritables réservoirs de leucocytes, et comme il a été démontré que vis-à-vis d'eux la salive possédait des propriétés chimio-taxiques, on peut donc se rendre compte de la façon dont peut s’organiser la défense de la bouche. Si cette défense est suffisante et que l’attaque n’a pas une trop grande intensité, le processus ne dépassera pas l’anneau de Waldeyer; mais si celui-ci, pour une cause ou pour une autre, se laisse déborder, la défense se reportera aux ganglions lymphatiques qui arrêteront l'infection; faute de quoi ce sera la septicémie.
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