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PARASITES BUCCAUX

Il nous semble, qu’à côté des nombreux microbes de la cavité bucco-pharyngée, dont l'importance est incontestable, il nous faille tenir compte d’un certain nombre de parasites, tant animaux que végétaux. Si leur action pathologique ne paraît pas évidente et directe dans la plupart des cas, on peut toujours admettre qu'ils peuvent ouvrir des portes d'entrée aux microbes de la cavité bucco-pharyngée, s'associer à eux, soit en ajoutant leur action nocive à ceux-Ci, soit en distrayant à leur profit une partie de la

défense buccale.

La qualification de microbe ou parasite n'étant souvent pas nettement établie pour certains d’entre eux, nous aurons donc à en rementionner dont nous aurons déjà parlé dans le précédent chapitre, Voici quelques-uns de ceux qui ont été signalés dans le bueco-pharynx

BACILLUS TUBERCULOSUS. — Un certain nombre d'auteurs considèrent ses différences notables avec la plupart des bactéries, l'en éloignent et le rapprochent des champignons du genre Dyscomyces. Ainsi, on a

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observé que certains individus, en cours d’affection actynomycosique, étaient particulièrement sensibles à la tuberculine de Koch. On a constaté aussi l’acidorésistance de certains dyscomyces, de même que la propriété des filaments dans les cultures ramifiées filamenteuses de se désagréger en bâtonnets où en grains disposés fréquemment en chapelets dans le

prolongement d’un filament.

Discomyces Bovis (Harz). — Connu surtout par ses grains jaunes dans le pus ou da tumeur actinomycosique. Dans les cultures anaérobies il se présente sous l'aspect de bacilles. L’infection se fait souvent par HA voie pulmonaire ou digestive. À la langue il apparaît comme un petit nodule dur ou comme un.abcès.

DiScOMYCES LiINGUALIS (Guegen 1908). — A été trouvé dans un cas de langue noire pileuse, associé au cryptococcus linguae pilosae.

DiSCOMYCES PULMONALIS (H. Roger, Bory, <t Sartory 1909). — Fut trouvé également dans un cas de langue noire pileuse. |

DiscoMYcEs BUCCALIS (H. Roger, Bory et Sartory). — S'est rencontré dans quelques cas de stomatite crémeuse, associé au Monilia albicans.

MYCODERMA PULMONEUM (Benett 1842). — C’est un

hôte habituel de la bouche et de l'intestin, qui peut provoquer une mycose caractérisée par l’apparition de placards végétants et ulcéreux. On l’a observé dans l’appareil respiratoire des tuberculeux.

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MONILIA ALBICANS (Ch. Robin 1853). —— Souvent nommé aussi oïdium albicans. Il se présente dans l'organisme sous forme de filaments <ylindriques, droits ou incurvés, de 50 à 600 mus de long sur 3 à 5 mus de large. Ces filaments sont ramifiés et cloisonnés. Dans les cultures on en observe une forme filamenteuse à filaments simples ou ramifiés, et une forme globuleuse ayant [aspect d’une levure ; en notant que les deux formes peuvent se rencontrer dans une même culture. Il ne se cultive pas dans /a salive. On a signalé la présence de produits toxiques dans le protoplasma (Roger). Il ne se développe que sur un, organisme débilité, soit à la suite d’une maladie grave, soit à la période ultime de diverses maladies : cancer, tuberculose, etc. La bouche est le lieu d'élection du parasite et, dans ce cas, la réaction de la salive est toujours acide. On peut le rencontrer ailleurs : mamelon chez les nourrices, anus, vulve, vagin, gland, prépuce, alvéoles pulmonaires, pus d’abcès de divers organes, dans l'oreille, enfin rarement dans le sang, provoquant une blastomycose généralisée.

MONILIA ZEYLANICA (Castellani 1910). = Déterminerait un muguet brun, ainsi qu’une espèce voisine : Monilia zeylanoides.

MoxiLIA BONORDENI (Vuillemin 1911). — Est habituellement saprophyte sur le bois pourri, et a été trouvé par Porak sur la langue d’un nouveau-né atteint de muguet.

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N MoniLiA INSOLITA (Castellani 1911). — Fut trouvé

dans les selles et la salive.

MOXILIA INTESTINALIS (Castellani 1911). — Aussi trouvé dans la salive et les selles.

MONILIA ROTUNDATA (Castellani 1911). — Egalement trouvé dans la salive et dans les selles.

CRYPTOCOCCUS LINGUAE PILOSAE (Lucet 1901). — A été trouvé seul ou associé dans des cas de langue noire pileuse. P. Verdun et Bouchez ont montré que ces, champignons. végètent exclusivement à la surface des productions pseudo-pileuses, et que leur sécrétion irritative pourrait seule amener l'hypertrophie et Pallongement des papilles filiformes de la langue.

CRYPTOCOCCUS LESIEURI (Beauverie 1912). — Fut isolé d’une stomatite ulcéro-membraneuse, au cours d’une fièvre typhoïde,

CRYPTOCOCCUS COPELLH. — À été isolé en 1912 par Copellii dans un cas de blastomycose de la, langue.

HEMISPORA RUGOSA (Castellani 1910). -— Isolé dans un cas d’amygdalite par Castellani et dans un cas de muguet brun par Pipper.

AGREMONIUM POTRONI .(Vuillemin 1911). — 11 fut.

isolé d’abord par Potron et Noïsette chez des individus atteints de gommes ramollies non syphilitiques, êt a été retrouvé depuis dans la cavité buccale.

ASPERGILLUS FUMIGATUS (Fresenius 1875). — Est

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observé surtout dans la cavité buccale d'individus vivant en contact avec des animaux atteints d’aspergillose, comme les gaveurs de pigeons, ou chez ceux qui manipulent des matières riches en spores d’aspergillus, comme la farine de seigle. Notons en passant la confusion quelquefois faite entre des lésions causées par l’aspergillus et des lésions tuberculeuses, ainsi que nous en avons été témoin deux fois, le diagnostic n’ayant été fait que par l'examen microscopique «et la culture.

Ruizopus NIGER (Cioglinski et Hewelke 1893). — Celui-ci, comme toutes les mucoracées, qui sont très répandues dans la nature, se trouve fréquemment dans la cavité buccale. Ce n’est peut-être qu'une variété du Rhyzopus nigricans. Il a été rencontré dans un cas de langue noire pileuse.

ENDOMYCES VUILLEMINI (Landrieu 1912). — Ce parasite a été décrit par Vuillemin, qui a basé sa description sur des cultures isolées d’un Cas de muguet. Il se cultive de préférence en milieu acide, R

ENDOMYCES TROPICALIS (Acton). — À été trouvé dans une angine mycosique, contractée en Mésopotamie, caractérisée par la couleur de ses cultures, et son exi-

gence pour les milieux sucrés.

© SAGCHAROMYCES ANGINAE (Vuillemin 1901). — Parasite trouvé par Achalme et Troisier en 1895, dans un cas d’angine ressémblant cliniquement au muguet.

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