‹ Le million du père Raclot [microforme]Chapitre 14 sur 102 · PP PT · texte numérisé non relu

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demandes l'avaient lassée ; sa fortune lui permettait de se donner la satisfaction de faire du bien, même à des étrangers.

Mais Mathurin Raclot avait passé par là.

Douze années s’écoulèrent.

Grâce au lait et aux bons soins de sa nourrice, la petite Marthe avait vécu, puis elle avait grandi, et l'enfant malingre, souffreteuse, était devenue forte, et sur sa gracieuse figure de petite fille, s’épanouissaient toutes les fleurs de la santé.

Elle était jolie, jolie à ravir, et, à mesure qu'elle avançait en âge, elle embellissait encore.

Elle était douce, bonne, affectueuse.

d'une sensibilité exquise et avait un caractère charmant.

La tante Marie l’adorait et :Q p'.isait, quand elle avait rempli ses petites poches de friandises, à la voir partager avec des enfants de son âge, et souvent même tout leur donner.

— Oh! le bon petit cœur, le bon petit cœur ! répétait souvent la vieille femme.

Certes, la petite Marthe ne ressemblait guère à son père.

Mais il fallut se séparer d’elle, on devait penser à son éducation, à son instruction. On ja mit dans le meilleur pensionnat de la ville, dirigé par des religieuses. La tante l'avait voulu. Ça allait coûter gros. Mais le père Mathurin, on l’appelait ainsi maintenant, — n'avait pas eu un mot à dire, car c'était la tante Martin qui payait.

Marthe était depuis deux ans au pensionnat et venait de faire sa première communion lorsque la vieille tante mourut.

Comme c'était à prévoir, la veuve Martin, par son testament, donnait tout ce qu’elle possédait à sa nièce Céline ; Noirot, femme Raclot.

Jules Bertrand et les siens furent consternés.

Après avoir vécu dans l'espoir d’être un jour moins pauvres qu'ils l'étaient,

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