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y amena un peu de mouvement, de bruit et un semblant de gaieté.
La jeune fille n'ignorait pas que son père eût de la fortune, mais elle n’en connaissait point le chiffre et était loin de soupçonner de quelle façon cette fortune considérable avait été acquise. Elle ne savait pas davantage que son père était exécré dans le pays.
Toujours la même, simple, bonne, affectueuse, n'ayant ni vanité, ni orgueil, ni fierté, elle s’étonna d’abord et souffrit ensuite de la froideur du monde à son égard. Son cœur se serrait douloureusement en remarquant qu'on l’évitait, comme si l’on avait peur d'elle.
Quand elle faisait les premières avances aux jeunes filles de son âge, ses anciennes amies, clle voyait bien que celles-ci ne répondaient à ses douces paroles de familiarité qu'avec une timidité respectueuse, une espèce de crainte qui ressemblait à de la défiance.
Qu'est-ce que cela voulait dire?
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La pauvre Marthe, disposée à aimer
tout le monde, sentaitavec chagrin qu’elle n'avait l'amitié de personne.
Et, plus d'une fois, ses larmes cou:
nr lèrent avec abondance en voyant qu'elle était si mal comprise,
Une seule femme à Aubécourt était toujours la même pour clle : c'était sa nourrice, Celle-ci ne lui marchandait
pas les cares-
ses, les baisers, Mu, les bonnes pa- 4 roles. Près de "" sa nourrice, qu'elle appelait maman, ce qui faisait venir de grosses larmes aux yeux de la brave femme, Marthe se consolait un peu en lui confiant ses peines.
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