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froid et de misère, crèveront la faim.
— Hé, hé, c’est pourtant vrai ce que
tu dis là.
« Malheureusement tu n’es pas le seul
net,
que Mathurin Ra- | clot ait mis dans la misère.
— Non, je ne suis pas le seul, il y en a dix, il y en a quinze: Moriset , Durand , Langlois, Mongin, les enfants Charbon-
Tamirel,
la veuve
Lambert, moi, et les autres que je ne nomme pas.
A côté de quelques arpents de
terre, il fallait ajouter de nouveaux arpents, puis d’autres, puis d’autres encore. Pour
faire son grand clos des Noues, plus de
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cent hectares de prairie, au meilleur endroit, il lui fallait le clos des enfants Charbonnet, le mien, celui de Mongin et les autres; il les a eus tous, successivement, en moins de quatre ans; mais comment? En nous poursuivant à boulet rouge, en nous étranglant! Ah! le brigand !.. Malheur, malheur à ceux qui se laissent prendre dans ses griffes de vautour ! é
« Il a la patience du chat qui guette une souris; mais, le moment venu, ilsejette sur sa proie comme une bête féroce, l’étreint, lui arrache le cœur, les entrailles et la dévore.
« La ferme du Courant, où il a été dans le temps garçon de charrue, cette belle et riche ferme est à lui maintenant, et la veuve Lambert, la fille de ses anciens maîtres, n’a peut-être plus une robe à se mettre sur le corps.
« Et le misérable usurier a acheté le château et le domaine d’Aubécourt, et il ya des gens qui n’ont pas honte de l'appeler