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vu causer avec Marthe. Cela ne signifiait ; rien du tout. Mais ce qui pouvait donner à un semblant de vérité aux monstrueuses Ÿ paroles, c'est que le clerc avait quitté :
l'étude de M° Rousselet, sans dire où il :
allait, la veille même du jour où Marthe était partic d’Aubécourt.
Assurément, tous ces dires rencontraient des incrédules ; mais la pauvre jeune fille n’en était pas moins vilipendée et traînée dans la boue.
La vieille nourrice entendait les bavardages de ceux-ci, les commérages de celles-là, les méchancetés de tous. Indignée, furieuse, elle enrageait de ne pouvoir sauter à la gorge de tous ces imbéciles qui vomissaient les plus grossières injures contre la jeune fille. à
Mais Marthe lui avait ordonné de laisser dire et de ne pas prendre sa défense.
Ah ! si elle avait pu parler, comme elle aurait rivé leur clou à toutes ces vilaines gens |!
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Elle leur abandonnaïit volontiers M. Raclot; on pouvait dire de lui n'importe quoi, ça lui était bien égal ; mais toucher à Marthe, salir comme on le faisait l'enfant qu’elle avait nourrie de son lait ! oh!
cela, elle ne le pardonnerait jamais !
Et elle était forcée de se taire!
Et, par son silence, elle avait l’air de faire cause commune avec ces langues de vipères !
La brave femme souffrait, plus encore peut-être d’être obligée de se taire que des choses odieuses qu’elle entendait dire.
Constamment elle se demandait :
— Où est Marthe, maintenant? Que fait-elle? Oh! la pauvre chérie, comme celle doit être triste, comme elle doit pleurer !
Toutefois elle était rassurée sur le sort de sa chère enfant; elle savait combien était grande l'affection des dominicaines pour leur ancienne élève, et, bien sûr, les bonnes religieuses n’abandonneraient pas la malheureuse jeune fille.
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Et puis Marthe était un ange, et le bon 1 Dieu ferait quelque chose pour elle! ; La mère Laugier était indulgente et 1 bonne ; il n'y avait jamais eu dans son cœur un sentiment de haine, et pourtant elle se laissait aller à des mouvements de colère sourde contre Mathurin Raclot, etelle le maudissait.
et sa filleavaient été stupétaits Ten apprenant qne M'e Raclot, sans en vouloir faire connaître le motif, avait nettement déclaré à Georges qu'elle ne voulait plus se
marier.
Le général trouva que la conduite de Marthe, en cette circonstance, était des plus étranges ; mais il pensa, comme son fils, que la jeune fille n'avait pu prendre une semblable résolution que poussée par des raisons d’une haute gravité.
Malheureusement , Georges aimait M'e Raclot, et M. de Santenay souffrait du désespoir de son fils.
Mais que dire? Rien. Le général ne
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