‹ Le million du père Raclot [microforme]Chapitre 52 sur 102 · PP ITS LS LLC RS LE ES CORRE TT EE · texte numérisé non relu

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sentait méme pas qu'il eût le droit de blâmer la conduite de Marthe.

Mathilde pleura, et M. de Santenay employa toute son éloquence à adoucir le chagrin de son fils, à lui remonter le moral.

— Hélas! répondait le jeune homme d'un ton douloureux, je l’aime trop, je ne l'oublierai jamais !

M'e Lormeau fut immédiatement instruite de l'événement et elle accourut chez le général.

Elle ne se montra pas aussi pacifique que son beau-frère. Elle s'emporta contre cette petite fille de village, qui n'avait pas craint de faire à son neveu un pareil affront. C'était une infamie ! Marthe n’était qu'une péronnelle !

— Elle est jolie et instruite, c'est vrai, disait-elle, mais elle n’est, après tout, que la fille du paysan Raclot. Raclot, Raclot, quel nom ! Comme ça sent le rustre et la grossièreté ! En vérité, mon neveu lui faisait trop d'honneur, à cette pimbèche, de

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\ DEEE rs de 1 vouloir qu'elle s’appelât M" de Sante- } nay. Voilà ce que c'estque de désirer s'apay 1 procher de trop près de certaines gens ! icir | M'e Lormeau était rouge de colère.

r le ! Elle tança vertement sa nièce qui, bien du ime Le > ne QE « ÉTMER L VAR NPA | ins- da chez va <0 Eu | ique Pi AE | jf pntre LM avai: wi pareil ne ue D ra | ; JTE 2 faiblement cependant, essayait de prendre MOTS ln C- CAN A nel js . 3 4.

la défense de son amie. A — C'est toi, Mathilde, qui es la cause ms vrai, : Res rR d de ce qui nous arrive, dit-elle ; tu as man- : ue Re de ae GS À : qué de fierté, tu as oublié que tu étais Rd nC O . . hu MA ét une demoiselle de Santenay ; une jeune TES et la ù NE à + { Le fille de ton rang ne se lie pas d'amitié D À i fai- . ji avec une fille de paysan : elle sait, au RE eye 17 + Le 'u

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contraire, la tenir à distance. On ne doit avoir de familiarités qu'avec ses pareilles.

Le général intervint, et, par de sages paroles, parvint à calmer l'irritation de la vieille demoiselle.

— Eh bien! soit, dit-elle, ne parlons plus de M'e Raclot, laissonsla à son beurre et à ses fromages. Dieu merci, il ne manque pas de belles jeunes filles à marier ; sans longtemps chercher, nous en trouverons de moins difficiles que la fille du paysan Raclot. Avec son nom, la position qu'il a aujourd’hui, sans compter le reste, Georges de Santenay n'aura que l'embarras du choix.

Un jour, — c'était un samedi, — Georges reçut dans son bureau, pour affaires de service, un des agèents voyers de l’arrondissement, qui avait son domicile à Aubécourt.

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Quand il eut traité les différentes affaires qui lui étaient soumises, le jeune RE Fe ingénieur deste manda au voyer, non sans avoir un peu hésité, des nouvel les de M. et de M'° Raclot.

— Monsieur l'inzénieur, répondit l’agent voyer,M. Raclôt se porte toujours

comme un charme, et l’on serait tenté de croire qu’il rajeunit.Quant à M'e Raclot, je ne saurais vous dire si elle est en bonne santé, car elle n’est plus à Aubécourt.

— Elle n’est plus à Aubécourt, dites- Vous ?

— Oui, monsieur l'ingénieur.

— Où donc est-elle ?

— On l'ignore, monsieur l'ingénieur.

— Depuis quand a-t-elle quitté Aubécourt ?

— Elle est partie comme on apprenait dans le pays que son mariage avec monsieur l'ingénieur n'aurait pas lieu.

Le jeune homme eut un tressaillement.

— Et on ne sait pas où M'e Raclot est allée ? fit41.

— J'ai eu l'honneur de le dire à monsicur l'ingénieur.

— À quelle cause attribue-t-on ce départ ?

— Me Raclot serait partie d'Aubécourt par dépit de voir son mariage manqué.

— Ah! vraiment, on dit cela?

— Oh! on dit beaucoup d'autres choses. Par exemple, on vous approuve fort de vous être retiré, car tout le monde s'étonnait que M. l'ingénieur Georges de

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Santenay épousât la fille d’un homme qui a, non seulement à Aubécourt, mais dans toute la contrée, une très mauvaise réputation.

Georges aurait pu dire à Son subor-

donné que ce n’était pas de son fait, mais de celui de M'e Raclot elle-même si le mariage n'avait pas eu lieu; mais il ne jugea pas à propos de détromper l'agent voyer.

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— Ainsi, répliqua-t-il, M. Raclot a une très mauvaise réputation?

— Sur ce point, je n'ai rien à apprendre à monsieur l'ingénieur.

Le jeune homme avait, au contraire, tout à apprendre; cependant il n’insista point. Il lui répugnait d'adresser certaines questions à l’agent voyer.

— Malgré tout, reprit-il, je m'intéresse toujours à M'e Raclot; et ces mots que vous avez: prononcés : « On dit beaucoup d’autres choses, » ont piqué ma curiosité ; il ne me serait pas indifférent de connaître les appréciations des uns et des autres au sujet du départ de M'"° Marthe.

— Il y a eu force commentaires, monsieur l'ingénieur; mais on en est toujours aux Suppositions, car on n'a encore rien appris de certain. Seulement, je ne sais pas si je dois.

— Je vous en prie, monsieur l'agent voyer.

— C’est que la chose est fort délicate.

— N'importe, dites toujours.

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