SAR RAR RD RDS
court, j'ai décidé que notre sœur Angèle vous accompagnerait.
Marthe remercia la supérieure et se retira en pleurant. Quelque chose lui disait qu'elle arriverait trop tard pour fermer les yeux à son pére.
C'est une route très accidentée qui conduit de la ville à Aubécourt, ayant de raides montées, fatigantes pour les chevaux, bien qu'ils soient forcés de marcher au pas.
La voiture qui conduisait Marthe et la sœur Angèle était une espèce de carriole découverte.Heureusement, l’air était tiède etletempssuperbe,sans un souffle de vent.
Les voyageuses s'étaient installées, le mieux qu’elles avaient pu, derrière le cocher, sur un banc avec dossier et suspendu au moyen de courroies.
Les voyageuses étaient déjà à trois lieues de la ville lorsque le cheval arriva à une des montées dont nous venons de parler, la plus longue, la plus rapide, la plus difficile, mais la dernière.
ads PNEUS 1 gèle Le cheval se mit à gravir la pente len-
tement, suant, soufflant, reniflant.
> re- A deux cents mètres environ, en arrière isait de la carriole, un bon petit cheval, aux rmer jarrets d'acier, attelé à un léger tilbury,
trottait sur la rouie. Toutefois, il dut ul con- ralentir sa marche quand il arriva à la tal t de côte que gravissait péniblement le cheval "A NON | che- de louage ; il ne tarda pas, néanmoins, à ; say rcher rejoindre la carriole; mais, alors, il parut a. ct: P
décidé à vouloir régler son pas sur celui de “HE | et la l’autre animal, afin de marcher côte à pe rriole côte. | 3 tiède Le tilbury avait deux voyageurs, un He: 40 vent. homme âgé et une jeune fille. Le vieillard FATAL es, le conduisait. ù 4 | le co- Tout à coup, la jeune fille s’écria joyeu- M
sus- sement : Fr
— C'est sœur Angèle, mon père, c’est sœur Angèle !
La religieuse se tourna vivement du ce côté du tilbury et salua M. de Santenay et sa fille. ‘me En même temps, Marthe, qui tenait sa
Ê 4 [ fs
b FER
î due
téte baissée, enveloppée dans son voile, se redressa.
Deux exclamations, l’une de surprise et de joie, l’autre de surprise seulement, se croisèrent :
— Marthe!
— Mathilde !
— Arrêtez, monsieur, arrêtez! cria M'e de Santenay au cocher de la carriole.
Celui-ci s'empressa d'obéir et son cheval eut un petit hennissement de satisfaction. Le cheval du tilbury s'était également arrêté.
Mathilde sauta lestement à terre, monta sur le marche-pied de la carriole et se pendit au cou de son amie qu'elle se mit à embrasser follement.
Marthe aussi embrassa Mathilde en pleurant.
— Marthe, ma chère Marthe, dit M'e de Santenay, est-ce que tu n’es pas heureuse de me revoir ?
— Si, Mathilde.
PPT Lt
oile — Mais tu es triste et tu pleures! Pourquoi ?
prise — J'ai été prévenue, hier soir, que ‘à nent \ cria Ke SIT | Car- 1 chetisfac- | égale- mon père allait jai | à : \ n 4 mourir. Sœur An- ls \ ; À ù monta gèle m'accompa- et | et se gne à Aubécourt ; 11 mais j'arriverai Min | trop tard. Au |
— Alors, chère Marthe, je comprends ta douleur, dit Mathilde, subitementattris- | tée : mais ce costume que tu portes ?.…. A
— Ce costume est celui de novice, en] répondit la sœur Angèle. Pt . Comment, Marthe, s’écria M'e de à 1
DADDD DDR RD ADR RD AR
Santenay, tu veux te faire religieuse ?
— Oui, Mathilde.
— Ainsi, ma sœur, reprit la fille du général d’un ton peiné, Marthe était à la communauté et vous me l’avez caché!
— C'était l’ordre de notre mère supérieure, et M'e Raclot ne voulait pas qu'on connût le lieu de sa retraite.
— S'il en est ainsi, ma sœur, je n'ai plus rien à dire.
Les deux jeunes filles s'embrassèrent encore, puis Mathilde remonta dans le tilbury.
M. de Santenay salua de la main la sœur et la novice.
Les deux chevaux se remirent en marche ; mais le tiibury fut bientôt en avant de l’autre voiture, et, quand celle-ci arriva sur le plateau, Marthe et la religicuse purent voir encore le tilbury qui, ayant pris une autre route, s’éloignait au grand trot du cheval.
M. de Santenay et Mathilde se rendaient chez M'e Lormeau pour lui souhaiter sa