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ment, les frais des obsèques de votre père, les domestiques; il y a enfin la succession à liquider.
— Oh! cela, monsieur, c'est différent, il le faut, c'est forcé... Il y aura aussi vos honoraires dont vous ne parlez pas...
Mais vous serez mon fondé de pouvoir, vous ferez pour le mieux, comme vous voudrez; tout ce qu'il vous conviendra de faire, je l'accepte d'avance; vous voyez, monsieur Rousselet, que j'ai mis en vous toute ma confiance, tout mon espoir.
— Mais vous ne me connaissez pas, mademoiselle.
— Si, monsieur, si, je Vous connais :
je Sais pourquoi vous avez refusé à mon père d'être son notaire; et puis, ajouta Marthe avec émotion, ne m'avez-vous pas dit, tout à l'heure, que vous étiez mon ami ?
— Singulière jeune fille, pensa Île notaire; décidément, je ne la comprends pas.
Marthe reprit :
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— Vous ne savez peut-être pas, monsieur Rousselet, que je me suis installée chez ma vieille nourrice où je demeurerai aussi longtemps que ma présence à Aubécourt sera nécessaire. N’habitant pas au château, les domestiques de mon père ne me sont plus nécessaires; vous voudrez bien les congédier, et, si vous le trouvez juste, leur donner à chacun une gratification convenable. Il y a, m'a-t-on dit, une centaine de bœufs dans les herbages; vous aurez à les faire conduire au marché aussitôt qu'ils seront en état d'être vendus: vous aurez besoin d’argent, de beaucoup d'argent. Mais chaque chose se fera à son temps, n'est-ce pas, monsieur ?
Le notaire se contenta de répondre par un mouvement de tête.
— Je pense, monsieur Rousselet, poursuivit la jeune fille, que vous ferez un inventaire. :
—— Assurément, mademo:selle, car sans un inventaire et les actes y attachés, vous
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ne pourriez pas entrer, légalement, en
possession de votre héritage.
M — Tout cela coûtera beaucoup?
#1 — Dame, oui, répondit le notaire, atta-
chant son regard scrutateur sur le visage
Ms de Marthe; du reste, mademoiselle, les
droits du domaine, les droits fiscaux, si
vous aimez mieux, sont fixés par la loi.
+4 — Enfin! murmura la jeune fille.
ta je « . n 1b LU Elle reprit à haute voix :
nr — Une des premières choses à faire,
monsieur Rousselet, sera de mettre en rh vente le château et le domaine d’Aubé-
court.
: — Pourquoi, mademoiselle ? e ati — Parce que, ce qu'il nous faut surtout, AE c'est de l'argent, beaucoup d'argent; nous
LR) ferons argent de tout.
dd Oh! oh!
pensa le notaire, est-ce
| À ci qu'elle aurait aussi hérité de l’avarice de Fa son père ?
M. Rousselet, tout d’abord séduit par la grâce charmante de la jeune fille, commençait à se refroidir singulièrement.
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