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monsieur Bertrand, j'ai à vous remettre
un don en argent au nom du bienfaiteur en question.
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— Vraiment! fit le vieillard; pourtant je croyais que le Petit manteau bleu était mort.
— Il est mort, monsieur Bertrand, mais il a laissé des imitateurs; le généreux bienfaiteur que j'ai l'honneur de représenter en est un.
— Comment se nomme-t-il, ce bon monsieur ?
— Comme je vous l'ai dit, il tient à ne pas être connu; j'ignore moi-même qui il est.
— C’est drôle.
— Voici donc ce que je suis chargé de vous remettre de la part du bienfaiteur anonyme, dit le notaire en donnant le rouleau d’or au père Bertrand.
— Hein, qu'est-ce que c’est que ça ? fit le vieillard.
— Mille francs, monsieur Bertrand.
— Mille francs! exclama le bonhomme.
— Oui, mille francs en belles pièces d'or.
— Et tout cet or est pour moi? s’écria
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DESSIN anne
le vicil ouvrier d’une voix tremblante.
— Oui, monsieur Bertrand. Maintenant vous ne manquerez plus de tabac et vous pourrez, si cela vous plaît, fumer une quatrième pipe.
Madame Julie, continua le notaire en souriant, le nouveau Petit manteau bleu a aussi pensé à vous; il veut vous récompenser de votre dévouement, des bons soins dont vous entourez votre vieux père, et voici pour vous et vos enfants mille francs en billets de banque.
— Ah! mon père ! mon père ! s’écria la jeune femme.
Elle ne put dire que cela, l’émotion lui ayant coupé la voix.
Le notaire avait accompli sa mission ; il salua le père et la fille et se retira, sans que la jeune femme songeût à le reconduire. Elle était comme pétrifiée.
Au bout de quelques instants, elle parvint à se remettre.
— C'est donc vrai, mon père, dit-
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