‹ Le million du père Raclot [microforme]Chapitre 81 sur 102 · PE EE TV · texte numérisé non relu

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vais pas lui prêter, car je n'avais plus que cinq francs pour aller jusqu’à samedi soir, qui est le jour de paye. Voyez-vous, monsieur, ma belle-sœur ne peut plus travailler, et mon beau-frère ne gagne . guère, tout en se donnant beaucoup de mal; pendantle mois qui suit le terme, ils sont toujours tres gèénés,comme nous le sommes nous-mémes, du reste.

— Je suis en.

chanté ue “ccontrer ici M" Léon Bertrand, rénondit le notaire ; celle peut vous rendre ce billet que vous venez de lui offiir si généreusement, car j à aussi

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mille francs à lui remettre de la part du bienfaiteur inconnu.

Et, ayant ouvert sa serviette, le notaire tendit les billets de banque à la femme de l’homme de peine.

La pauvre Louise était stupéfaite; ne pouvant maîtriser son émotion, elle se remit à pleurer. Mais maintenant elle pouvait préparer le dîner de son mari et de ses enfants. C’étaient des ‘armes de joie et de reconnaissance qu’elle versait.

L’ami de M° Rousselet salua les deux femmes et sortit.

— Oh! les braves gens, les braves gens! se disait-il en descendant les marches des cinq étages.

Un quart d'heure après, il était chez le père Bertrand.

Il trouva le vieillard assis devant une fenêtre ouverte et fumant sa pipe. Assise près de lui, sa fille, qui était giletière, travaillait. Dans un coin de la pièce, un bambin de cinq ans se roulait sur le car-

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reau, jouant avec un chat. L’autre enfant, âgé de neuf ans, était à l’école.

— Qui est-ce, Julie? demanda le vieillard à sa fille, qui regardait le notaire avec une sorte d’effroi.

— Je suis un homme chargé d’une mission pour vous, monsieur Bertrand, répondit le notaire.

— Ah! en ce cas, vous m'apportez quelque chose de la part de Maigrot ou d'Antoine, probablement du tabac, car ils doivent savoir que je n’en ai plus; pourtant, je me suis condamné à ne plus fumer que trois pipes chaque jour.

— Monsieur Bertrand, je ne suis envoyé vers vous ni par votre gendre ni pa votre fils, mais par une personne inconnue qui s'intéresse à des vieillards qui, comme vous, ont durement travaillé toute leur vie afin d'élever honnêtement leurs enfants.

— Qu'est-ce qu’elle me veut cette personne ?

— Pas de mal, assurément. Enfin,

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