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ACTE QUATRIÈME

SOPRANELLI.

Volontiers.

BÉATRICE

Je l'aiî

SOPRANELLI.

Ze les avais pas encore mises.

Il tire les bretelles de sa poche.

BÉATRICE

Manqué encore I

SOPRANELLI.

Vous êtes contente ?

BÉATRICE

Oh ! ravie, monsieur !

SOPRANELLI.

Alors, ze vous retrouve gare d'Orléans.

BÉATRICE

Bien, monsieur. (Eiie remonte, à elle-même. Les grands moyens !

Sopranelli se retourne et la voit encore là.

sopranelIi.

Au revoir...

BÉATRICE, sans aucune conviction.

Monsieur, je vous aime, et l'agence Brazier ne fut pour moi qu'un moyen de vous joindre.

Bah!

BÉATRICE

A présent, je vous vois, et je vous veux ! Déshabillez-vous, je vous en prie.

SOPRANELLI.

Tou n'y vas pas de main morte !

BÉATRICE

Je suis une grande amoureuse, monsieur !

SOPRANELLI.

Tou me fais plaisir petite... et ze ne dis pas que cette nouit, à Bordeaux...

BÉATRICE

Attendre jusqu'à la nuit?... Vous me connaissez mal... Ote ton veston!

SOPRANELLI.

Mais ze vais rater, 7 heures 50 !

BÉATRICE

Vous ne raterez rien du tout.

SOPRANELLI.

Ah! tou es trop zentille... ze me laisse aller, (n

l'embrasse, eUe le gifle.) Âh I Santa Madona !

Excusez-moi, monsieur... C'est une dernière palpitation de ma pudeur... et puis... j'ai horreur des préambules. Ce qu'il me faut à moi, c'est l'étreinte, c'est le délire, c'est l'extase ! Otez votre veston, je vous en prie I

SOPRANELLI.

Ah! petite!

Il ôte une manche de son veston.

BÉATRICE

Je l'ai ! (Sopranelll remet la manche.) Je ne l'ai pas !

SOPRANELLI.

Nous n'avons pas le temps.

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