SCÈNE V CROGHARD, SOPRANELLI
SOPRANELLI.
Père la Toulipe, ze souis oune artiste... oune artiste lyrique.
CROGHARD.
Ah!
SOPRANELLI.
Z'ai oune scroupoule estrême au souzet de mes costoumes...
CROGHARD.
C'est rare pour un chanteur.
SOPRANELLI.
Très rare. Mon cer, z'ai zoué Rigoletto, avec le vrai costoume de François I®*" I
GROGHARD.
Fichtre !
SOPRANELLI.
Tout à l'heure, en cléamboulant, ze vois sour le dos d'oune sale voyou, oune veston de velours gris, qui serait l'idéal pour oun personnaze que ze dois çanter.
GROGHARD.
Oui. . . Qu'est-ce que vous voulez que ça me fasse ?
SOPRANELLI.
Ça vous fasse, que vous êtes le sale voyou.
GROGHARD.
Moi?
Si. Ze vous reconnais malgré votre perrouque, parce que z'ai l'habitoude dou théâtre. Pendant que ze vous cerçais à tous les étazes, vous vous êtes dégouizé en Père la Toulipe... vous avez vos raisons pour ça, ze ne les demande pas...
GROGHARD.
C'est heureux 1
SOPRANELLI.
Ce que ze demande... c'est le veston...
GROGHARD.
Alors, vrai... vous êtes...
SOPRANELLI.
Oune ténor, oune grandissime ténor.