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ACTE DEUXIÈME

GROGHARD.

Prouvez-le ?

SOPRANELLI, lançant deux ou trois notes suraiguës.

Ah! Ah! Ah! Ah!

GROGHARD, se bouchant les oreilles.

Nom d'un chien !

SOPRANELLI.

En voilà pour mille francs !

Non... chaque fois que vous gueulez comme ça?

SOPRANELLI.

On me donne mille francs.

: GROGHARD.

Pour vous faire taire ?

SOPRANELLI.

Pour me faire bisser.

GROGHARD.

Gomment ?

Bisser' Ah bon I

SOPRANELLI.

GROGHARD.

SOPRANELLI.

Ze vous tiens quitte, Père laToulipe, de ces mille francs là... bien au contraire, z'en donne de ma poce deux cents, pour avoir le veston,

GROGHARD.

Deux cents francs... (Prenant le veston qu'il avait dissi

mule sous des hardes.) Le voilà, monsieur le ténor!

SOPRANëLLI, s'emparant du veston.

Oh! ze le reconnais!... bien ousé... bien sale... Ah ! que ze çanterai bien Rodolphe dans ce vestonlà!...

GROGHARD.

Si vous désirez un journal pour l'envelopper...

SOPRANËLLI.

Si... (Crochard veut envelopper le veston.) Donnez pas la

peine... Sévéro Torelli?

LE PETIT CHASSEUR, accent très parisien.

Voilà, m'sieur !

GROGHARD.

Il a un chasseur!

SOPRANËLLI, donnant au chasseur journal et veston.

Fais le paquet...

LE GHASSEUR, qui enveloppe son veston.

Oui, m'sieur...

SOPRANËLLI, à Crochard.

C'est oune petit domestique Français, à qui ze donne oune nom italien, par amour de la patrie.

CROCHARD

Nous avons dit deux cents francs...

SOPRANËLLI, prenant son portefeuille.

C'est zouste.

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