‹ Le minimum de salairesChapitre 25 sur 36 · II · texte numérisé non relu

II

Un arrêté du 9 novembre 1911 fixe un minimum de 35 centimes l'heure pour les ouvriers d'usine et un minimum de salaires à la pièce correspondants pour les ouvrières à domicile, mais ces derniers déterminés seulement pour les travaux les plus courants ; pour les autres, le patron doit « ajuster » lui-même ces salaires à la pièce, de sorte qu'une ouvrière d'habileté moyenne puisse gagner 35 centimes l'heure. Les inspecteurs du travail sont chargés de vérifier si cet ajustage des salaires à la pièce est fait dans les conditions prévues !, |

L'Office du Travail et surtout la National Antisweating League se sont efforcés d’instruire le monde ouvrier en vue de l’application de la loi, en vue de l’amener à seconder l’action du législateur. C'est ainsi que l'Antisweating League a distribué aux ouvrières tout un exposé de la loi, de ses détails, des bienfaits qu’elle se propose d'apporter aux travailleurs au moyen d’un questionnaire conçu en forme de catéchisme avec demandes et réponses très simples, très claires (Grande Revue, op. cit., J.-F. Renauld),

Enfin, dans les ateliers d'industries soumises à la loi, dans tous les endroits où se distribue le travail, sont placées de grandes affiches indiquant d’une façon précise le minimum de salaires aux pièces et à l’heure.

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