‹ Le minimum de salairesChapitre 32 sur 36 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Au terme de ce travail, nous ne prétendons pas apporter des conclusions rigoureuses. Notre pensée à été moins de prouver la nécessité d'une législation sur le minimum de salaires conçue comme devant s'appliquer à toute l’industrie, que d'en montrer seulement la possibilité et de la justifier en marquant qu'elle n’a pas contre elle d'arguments décisifs ni théoriques, ni pratiques.

On s’accoutume de jour en jour à envisager avec moins de timidité l'intervention des Pouvoirs publics pour harmoniser les rapports entre patrons et ouvriers. Il convient de ne pas trop prêter l'oreille aux prédictions des gens peureux, des faux augures et des faux sages.

Une loi instituant le minimum légal et des Comités de salaires ne présente pas une allure plus révolutionnaire que les autres lois sociales qui toutes, plus ou moins, sont venues imposer des charges à l'industrie sans qu'on puisse dire qu’elles aient compromis son développement.

Une loi sur le minimum des salaires est une loi de protection ouvrière au même titre que celles qui ont pour but d'assurer au travailleur une retraite pendant sa vieillesse, de le soutenir pendant sa maladie, de lui donner l'hygiène et la sécurité dans les ateliers. Aussi, toutes les fois qu'on se trouve en présence de salaires meurtriers, comme ceux que nous avons signalés dans l’industrie à domicile, l'intervention du législateur est légitime et doit se manifester,

Vire Lyon, le 10 mai 1g12,

LE PRÉSIDENT DE LA THÈSE, BAPIC Vu :

Lyon, le r1 mai 1972.

LE DOYEN FLURER.

Permis d'imprimer :

Lyon, le 14 mai 1912.

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