‹ Le Ministère au Point de Vue DarbysteChapitre 11 sur 16 · PLAT ER · texte numérisé non relu

PLAT ER

cupe seul la chaire; cure d’âmes, enseignement,

administration, discipline, tout est dans ses mains.

Et non seulement cela, mais encore ne faut-il pas

être témoin de deux scandales qui devraient révolter la conscience de tout chrétien! Des serviteurs de Dieu consentent à aller dans des facultés de théologie pour faire des études préparatoires, et

après avoir été établis dans une Église, ne consen-

tent-ils pas à recevoir un salaire régulier !

Écartons d'emblée ces deux dernières objections que nous nestimons pas sérieuses. Répondons Simplement à M. Darby par des passages bibliques. Et d’abord, dans 2 Rois 2, 3, nous avons une preuve que, déjà dans l’ancienne alliance, il v avait des écoles de prophètes. |

Dans 1 Cor. 12, 13 l’apôtre exhorte ses frères à aspirer aux « dons les plus grands ». Parmi ces dons qui doivent servir à l’intelligence des saintes lettres, ne se trouverait-il pas l’étude ?

A ces observations générales nous ajouterons l’ordre exprès donné par Paul à Timothée, 2 Tim. 2, 2: « Ce que tu m'as entendu dire en présence de plusieurs témoins, transmets-le à des croyants, à des hommes qui soient capables à leur tour d’en enseigner d’autres. »

Ce passage ne serait-il pas suffisant, à lui tout seul, pour légitimer ces études préparatoires contre lesquelles M. Darby s'élève avec tant de violence !

Et du reste sans aller chercher loin, nous n'avons qu'à demander ce que faisaient ces jeunes

gens que M.

son séjour à | Genève.

de hé avec cette différence rot ds dans une faculté ordinaire, on instruit les jeunes gens des divers systèmes qui ont cours, tandis ce

que, dans la sienne, 1} ne leur enseignait que ses ai

idées personnelles. FAMEES

Comme le fait très bien remarquer M. er « Rien n’empéchait le Saint-Esprit, dans les ee siècles, d’inspirer directement la connaissance de la théologie aux différents ouvriers de Dieu. Il na pas voulu recourir à un moyen direct, c’est pour-- hi quoi il a recommandé à Timothée de préparer à = la sainte vocation du ministère de la parole des hommes fidèles et capables !. » 2

Nous pourrions aussi demander à M. Darby si c’est le Saint-Esprit qui lui a appris le Fetes et le. français ou bien ses professeurs.

Quant au salaire régulier reçu par les pasteurs, nous citerons saint Paul dans 1 Tim. 5, 17: «Juge dignes d’un double honneur les anciens qui ont. bien rempli leurs devoirs, en particulier ceux qui se chargent de la prédication et de l'enseignement, » et le verset suivant, qui n’est que la répétition d’une parole de Jésus, dans Matth. 10, 10 : « Tu ne muselleras point le bœuf qui foule le blé,» et «L’ouvrier mérite son salaire .»

1 G. Krüger, Ze Darbysme, p. 130.

veau HAS notre te oi sera " ré- : ch nse à cette objection. |

| Dans l'Ancien Testament déjà, nous a.

1 ministère parfaitement établi et régi par des or-

nances Font à fait strictes. Le ce ministère

Fe .. même temps un te et était constituée « en Corps pure de nation, était fondée sur des lois extérieures, et PA > son ministère avait à sa base une loi. Pour remplir NE De es fonctions | sacerdotales, il fallait appartenir à la a famille” d’Aaron. Dans la communauté du Nouveau Testament, nous ne rencontrons rien de semblable. : Jésus, après avoir accompli son ministère, voit ve-. de nir Je moment où il devra dire adieu à ses apôtres. | | Après son départ, il y aura une œuvre à accomplir, , des moyens de grâce à administrer, aussi, avant de partir, fonde-t-il un ministère qui se trouve résumé dans V«apostolat». Matth. 10 ; Luc 6, 12 ss; Matth. 4, M492 Luc 5; 10; 6, 13.

En quittant ses apôtres, Jésus leur donne cet ordre : « Vous recevrez la puissance du Saint-Esprit qui descendra sur vous, et vous me servirez de témoins, tant à Jérusalem que dans toute la Judée

2 48 MR it et la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre,» Le ordre accompagné de cette promesse : « Voici, je HN

suis tous les jours avec vous jusqu’à la fin du monde. »

Ce ministère (l on. est donc chargé spécialement, comme nous le voyons résumé dans la …

parole de Jésus à Pierre (Matth. 16, 18) : 1° de fonder l’Église par le témoignage rendu à Christ (Jean 15, 27) et spécialement à Christ ressuscité (Actes 1, 22), et 2° de la diriger une fois fondée.

Quant à une institution positive, à un modèle fixe d'Église ou de constitution d'Église, Jésus ne dit rien. Le Fils de Dieu savait trop bien, en effet,

que si la vérité est immuable et ne peut être ébran-

lée, les moyens par lesquels elle est présentée doi-

vent nécessairement changer, suivant le milieu et

les circonstances où se trouvent les individus, aussi ordonne-t-il aux apôtres de prêcher l’Évangile

(Matth. 10, 28; Luc 10, 24. 47) et d’administrer les

sacrements (Matth. 28, 19; Luc 22, 19), mais il les laisse libres de le faire suivant les besoins du moment. De plus, Christ remet à Pierre d’abord (Matth. 16, 19), puis à l’Église entière (Matth. 18, 18) ce qu'on a appelé le pouvoir des clefs !, et promet à tous ses disciples de ne pas les laisser or-

phelins, mais de leur envover le consolateur pour les soutenir et les guider.

* Nous ne définissons pas, ce qui nous entrainerait dans de trop longs détails en dehors du sujet.

se trouva pleinement esse le

te. Dès lors, tout. Je cercle des

‘fui ; sus à. accomplir. la. mission donnée — Mais, pa nous pre: M. ns

; trouve ie commode d’accuser Le une d’être

pleins de vin doux, que de réfléchir et de recon-

naître, dans le miracle qui venait de s’accomplir, lintervention du Saint- Esprit, il nous est dit: « Pierre se présentant avec les onze éleva la voix et leur

parla en ces termes.

Ce sont les ie au- ne des autres fidèles,

be qui rendent témoignage à Jésus-Christ.

Ce sont eux aussi, qui ont la direction des pe-

“tite communautés: comme le prouve le fait que toutes les offrandes étaient déposées à leurs pieds.

Ce sont eux enfin, qui accomphssent les mi-

racles, comme nous le voyons dans Actes 5, 12:

« Beaucoup de miracles et de prodiges se faisaient au milieu du peuple par la main des apôtres. » Pendant ces premiers temps, le ministère se ré-

sume dans l’apostolat. Mais bientôt, l’Église prenant

un 1 accroissement extérieur plus ; ce qui arrive chaque jour pour tot en les premiers temps, peu d'affaires, nécessaires ; mais, à mesure que “ re les besoins augmentent. Les apôtres en fire périence. Ne pouvant. plus suffire. 2 la À instituérent la charge de diacre. se

Hellénistes se nue de ce que Le Se moins bien traitées dans les rs

ed es de … et ae au n’est

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pas convenable que nous négligions la prédication

de la parole de Dieu pour faire le service des tables.

Choisissez donc parmi vous, frères, sept haraie

pleins d'Esprit saint, sages et considérés, que nous chargerons de ce service et, 'quant à nous, nous

GR nous occuperons exclusivement de la pete et du Fe Ne ni ministère de la parole. R |

Après la charge de diacre, ar celle :

d’«ancien ». À quel moment fut-elle introduite dans er l'Église de Jérusalem? Cela ne nous est pas dit. ao "ie

Les apôtres avaient à obéir à cette parole du Maitre,

Rs Actes 1, 8: « Vous serez mes témoins à dJérusalens et jusqu'au bout du monde.» Iis doivent donc quitter cette Église et la position qu'ils y occupaient, pour porter l'Évangile au dehors; mais comme, en partant, ils vont laisser un vide, ils devront prendre des mesures pour le combler, et as-

“h ser La

de leur œuvre. au sein . Re

eh représentants offbiels de ; LÉlise- N'est-ce pa la Poe ne évidente ne dans STE

| . nunauté, “il faut une direction ? Ce que les 2.

apôtres sont pour l’universalité de l'Église, ces. di- r'ecteurs locaux le sont pour les communautés lo- cales. ps a Lés apôtres laissent donc chaque Église se cones elle-même, après lui avoir donné ses diacres

{ D. pour diriger tout ce qui concernait le service maté-

“riél, et ses anciens, pour tout ce qui regardait le service spirituel. 1e | A côté des diacres et des anciens, nous trou- | “à * Sons encore la charge d’évangéliste dont il nous es É cest parlé dans Éphés. 4, 11 et 2 Tim. 4,5: ne = Cependant la prédication de la Parole, quoique “26 FE n'étant pas liée à ces hommes d'une manière ex- 4 clusive, comme nous le voyons dans 1 Cor. 14, 26, 15 était placée sous leur direction et se faisait sous leur responsabilité. C’étaient alors ce que nous | pourrions appeler des ministères irréguliers ou libres.

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