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Le Darbysme n’est qu’une idée nouvelle à la-
quelle son fondateur s’est donné corps et âme : for-.
tune, bien-être, position, famille, santé, il a tout sacrifié à ce qu'il crovait être la vérité. Malheureu-
sement ce principe qui, bien compris, aurait pu
avoir des conséquences bénies pour l’Église, devint peu à peu une plante dangereuse, enfonçant
ses racines un peu partout, C’est ce que nous al
lons essayer de démontrer dans le résumé qui va suivre. |
H y a soixante ans environ, quelques membres de l’Église anglicane ne trouvant plus, dans le culte
officiel, la nourriture spirituelle qu'il fallait à leur
âme, décidèrent dè se réunir pour étudier la Parole
de Dieu. Chacun apportait ses lumières et tous
se faisaient part de leurs expériences et se soutenaient mutuellement.
Bientôt, poussés par un besoin plus intime de
communion fraternelle, ils décidèrent de prendre la.
Cène entre eux chaque dimanche.
Anthony Norris Groves, ancien dentiste à Exeter, parait avoir été le principal instigateur de ce mouvement. C’est à Dublin, où il s'était rendu pour étudier la théologie, que se tinrent pour la première fois de semblables réunions. Ce temps, que nous pourrions appeler l’enfance du Plymouthisme, dura de 1828 à 1832. Pendant ces quatre années, lharmonie la plus parfaite régna au sein de la petite communauté. Personne ne pensait à supplanter son
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Len dont ils jouissaient ne ne : A" longtemps. En étudiant Ja Parole de Dieu, ils :
it reconnaitre que leur organisation répondait
1 type laissé par les apôtres eux-mêmes. Cette | verte les poussa à sé séparer de. l'Église
| sentaient poussés à it tete res Christ.
Dans ces moments bénis, pas de distinctions entre | pasteurs et laïques; pas d'opposition entre dissis dents et nationaux : pasteurs, médecins, matelots, magistrats, militaires et paysans, tout le monde Ru de propager la bonne nouvelle du salut :
«On ne songeait alors qu'à jouir. d’une vie de com- munion et à supporter patiemment les erreurs de
ses frères!» ES
# Herzog: Encyklopædie, art. Plymouthbrider, 2 éd. t. XIL p. 73.
He rien re Ce | controverses s'ajont celles de Darby évde Newton, tous deux mi ‘influents de la communauté de Plymouth.
Red Newton, les frères avaient dévié de ee AUS
font:
2e naissance au milieu du peuple d'Israël, était tombé, à lui aussi, sous le coup de la condamnation qui avait . : frappé Israël. Darby, à son tour, accusa Newton
selon lui, ans par son. ‘incarnation et. sa
d'hérésie. En 1847, le premier, au retour d’un. voyage en Suisse, rompit complètement; on s’ex-. communia de part et d'autre. Alors, estimant que ” la France et la Suisse offraient un terrain plus pro- , pice à la diffusion de ses doctrines, Darby de l'Angleterre et traversa la Manche. Avant de | suivre dans ce nouveau champ de travail, ve quelques mots de sa personne et des circonstances qui lui firent accepter les idées dont il allait devenir le principal représentant sur le continent.
Joan NELSON DARBY était né le 18 novembre 1800 d’une famille irlandaise distinguée. Son père, frappé de son intelligence, le poussa vers l'étude du droit.
- Il devint avocat, mais ne trouvant pas, dans cette profession, le champ d'activité qu’il désirait, il aban-
donna cette carrière, étudia la théologie, devint ministre de l’Église anglicane, et s’établit pendant quel-
action pastorales. se | de carrière. renversa les plans ae ne le déshérita. IL aurait eu à à traver= se
. ses convictions s religieuses. ne lent 6 dans un autre milieu. C'était. au moment M
ont nous avons ne
Darby, tout en annonçant l'Évangile, un Sur > 0
nie par de que ae succession n’était qu'une amère, et qu’elle avait été plus d'une fois inter-
rompue. Cette découverte brisa le lien qui unissait Darby à l'Église établie. «Il lui semblait que, si son
D: après cette one l'Église, qui est une institution, a comme é ‘condu-teurs spirituels des évêques qui sont en ligne directe les successeurs «des apôtres. Sans l'ordination donnée pour la première fois par les apôtres ct transmise par les évêques, il n’y a 304 pas d'Église véritabte. Toutes les assemblées «déja existantes ou qui pourraient se former ne sont et n€ sauraient être que des Peu scites |