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Égiise voulait rester fidèle à ces principes, elle ne
pouvait reconnaître saint Paul comme apôtre, puisqu'il n'avait pas reçu sa consécration dans cette Église 1. »
Comme le fait très bien remarquer M. Krüger,
au lieu de quitter son Église, quelle eût été la ligne :
de conduite à tenir pour Darby? « Puisqu'il reconnaissait comme faux le principe de la succession apostolique, il n’aurait eu qu’à l’abandonner ; tandis qu'il conserva ce principe, et, parce qu’il n’était pas vrai, il en déduisit sa théorie de lapostasie de l’Eglise?.» Dès ce moment, la rupture était faite; Darby abandonna son ministère régulier, se joignit aux Frères de Dublin (1832) où, comme on lavait fait à Plymouth ét dans d’autres villes de l’Angleterre, il commença à prêcher l'Évangile et les vérités nouvelles qu’il croyait y avoir découvertes.
C’est probablement alors que surgirent les controverses à la suite desquelles nous l’avons vu passer en France.
Pour avoir un aperçu des vues du Plymouthisme, nous ne saurions mieux faire que de citer, malgré sa forme défectueuse, le résumé qu’en donne Monsell dans sa brochure Le Plymouthisme en Suisse :
«I. La résurrection du Sauveur reprend son importance dans la prédication de l'Évangile. 1 Cor.
1 Herzog, L. c.
? G. Krüger: Ze Darbysme, p. 8 et 9.
UE
15, 1-4. L'identité devant Dieu des croyants avec le Seigneur Jésus comme mort, enseveli, ressuscité, | accueillis ensemble avec lui (Éphés. 2, 1-7) est proelamée avec assurance et puissance. |
CII. Au lieu de faire de la Bible un recueil ho-. . mogène, dans toutes les parties duquel on puise indifféremment des commandements et des promesses, les Frères de Plymouth mettent décidément l’accent sur les manifestations progressives de Dieu, et sur la différence entre l’économie de la loi et celle de la grâce quant à la connaissance, à la morale et au culte. |
« TT. Grande attention aux écritures prophétiques. L’espérance du croyant n’est pas le moment de la mort, mais plutôt celui où la mort sera engloutie. 1 Cor. 15, 54. L'ordre réel dans lequel s’exercent les divers offices du Rédempteur est saisi : Jésus autrefois Prophète (Actes 3, 22), maintenant Sacrificateur (Hébr. 5, 5; 8, 4) et plus tard ROAD 10/493"Apoc: 11; 10.47).
« L'existence future d’un résidu parmi les Juifs, persécuté à cause de sa fidélité à la loi et de son attente du Messie, est associée à une foule de passages des Psaumes et des Prophètes.
« IV. Au lieu d’un règne de Christ et de ses saints sur la terre, le millenium des Pères, des Anabaptistes et d’une portion pieuse du clergé anglican, les Frères de Plymouth. croient à deux sphères distinctes, (quoique associées), dans la gloire à venir; autre est l'héritage réservé dans
rires cieux pour ceux es 0 souffrent Christ, ce autre celui des ue feb: des nations (
en Suisse insistent a sur un .
saints avant la grande persécution à venir qui ne doit atteindre, pensent-ils, que le résidu juif. Cette idée n’est pas universelle en Angleterre. (Chez les Plymouthistes anglais.) he Re « V. Le sacerdoce universel est présenté, non seulement: sous la forme d'un droit, mais encore sous celle d’un devoir. Chaque chrétien est respon- R sable pour l'usage des talents” qui lui sont confiés; - les cache-t-il, les abus ecclésiastiques ne peuvent | le justifier, quelque anciens et respectables qu'ils ‘Soient. HE AR « VI. L'assemblée entière est sous Lu conduite | ; du Saint-Esprit, en vertu de la spiritualité de ses membres. Dans ce sentiment, elle doit se placer sous. le regard de Dieu, depuis les'actes les plus" solennels du culte, jusqu'aux détails d'administra= tion. Les fonctions et les arrangements humains À Ne “: doivent se fondre dans cette vie de Dieu agissant . e Sr dans tous les membres du corps, pour le bien de LS l'assemblée. | - « VII. Point de clergé. Celui- qui se voue à cs l’œuvre du ministère, et duquel c'est la véritable R
vocation, est ministre du saint Évangile, en vertu.
de son don et de son dévouement, sans être distingué des laïques par une consécration formelle. & VIIT. La réunion de tous les chrétiens en
1 us par F fait même … À + 1 n0S nn les Frères de ne î
ondes et rot que on la piété, le zèle, le s dévouement d’une assemblée chrétienr A TE En
peut. être en. communion avec elle que lorsqu'elle.
24 s’est dissoute pour se reconstruire sur une nouee celle du témoignage contre l’'apostasie. »
ad
Voir quelles étaient les vues de Date voilà | quelles furent les théories qu’il chercha et réussit jusqu'à un certain point à propager en France et en Suisse. Tout y estil mauvais? Non, assuré- . = ment ; mais la bonne semence y est tellement Lee étouffée par l'ivraie, qu'elle ne pourra jamais s'en ce ke dégager et porter des fruits. |
M. DarBy À GENÈVE. — Après avoir passé - quelque temps à Paris, M. Darby vint en Suisse et