‹ Le ministre de Wakefield (volume 2)Chapitre 18 sur 18 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

Conclusion.

£if ni*éveillant, je trouvai mou fils aine à côté de mou lit, où il était venu pour augmenter ma satisfaction par la nouvelle d'une autre révolution heureuse dans ma fortune.

D'abord il me déchargea de Tobligation que j'avais faite en sa faveur le jour précédent; ensuite il m'apprit que le marchand qui avait mes fonds, et qui avait fait faillite, avait été arrêté à Anvers, ou. il avait laissé des effets pour plus que ses dettes ne montaient. La générosité de mon fils me fit presque autant de plaisir , que cette bonne fortune inattendue ; mais j'eus quelques doutes si je pouvais honnêtement accepter son offre. Tandis que je réfléchissais là-dessus , sir William vint à entrer,

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s'attendait à avoir le plaisir d'être au hautbout de la table, et de couper pour toute la compaguie. Malgré ce petit chagrin , il est impossible de décrire la bonne humeur qui régna durant notre repas. Je ne sais si nous eûmes plus d*esfirit qu*à l'ordinaire , mais je sais que nous rimes davantage; ce qui revient au même. Je me ressouviens entre autres, d'une plaisanterie du bon M. Wilmot. Comme il buvait à la santé de mou fils Moïse , qui regardait d'un autre côté , mon fils répondit : « Madame, je vous remercie. » A quoi M. Wilmot , faisant signe des yeux au reste de la compagnie, dit que mon fiU pensait à sa maîtresse : sur quoi je crus que les deux miss Flamborough allaient étouffer de rire. A près que le dîner fut fini , je demandai , suivant mon ancienne coutume , qu'on ôtât la table , pour avoir le plaisir de voir encore une fois toute ma famille réunie agréablement autour du feu : mes deux petits étaient sur mes genoux . tandis que le reste de la compagnie , chacun avec sa moitié , s'amusait innocemnienL Sur k bord de mon tombeau , je n'ai plus rien à Je-

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tant vers Téglise, à laquelle je marcLais à leur tête; il ne me fut pas possible de les contenir dans un air de gravité, et je fus plusieurs fois tenté de me retourner pour leur en faire des réprimandes. Quand nous fûmes à Téglise , il arriva une autre difficulté dont la solution parut assez facile : ce fut de savoir qui serait marié le premier. La future de mon fils insistait fortement pour que lady TorubiU , ou du moins celle qui allait Tètre, passât la première; mais l'autre refusait aussi fortement, protestant qu'elle ne voudrait pas commettre une telle impolitesse pour toutes choses au monde. La contestation se soutint entre elles deux pendant quelque temps , avec autant d'opiniâtreté que de politesse. Mais comme, pendant toute celle dispute , l'étais debout, mou livre ouvert, je me lassai d'attendre, et en le fermaut : « Je vois bien , m*écriai-je, que ni l'une ni l'autre ne veulent être mariées , et que nous ferons aussi bien de nous en retourner, car il n'y aura rien de fait aujourd'hui. » Ma vivacité les mit à la raison : le baronnet et sa future furent mariés les pre-

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fut somplueiix , et qui avait été préparé par le cuisinier de M. Tombill. Il ne sera pas hors de propos de remarquer au sujet de M. Tornhill , qu*il demeure actuellement en qualité de gen» tilhomme de compagnie chez un de ses parents> ou il est fort goûté, et où il mange ordinairement à la table, excepté fort rarement, quand il n'y a pas de place. Son temps est employé à faire compagnie à son parent, qui est un peu mélancolique, à l'égayer, et à apprendre à donner du cor de chasse. Ma fille aînée cependant , je le rappelle encore avec regret , et eUe m*a même dit en secret, que s'il se réformait , elle pourrait lui pardonner. Pour revenir au diner, quand il fot question de s'asseoira table ^ les cérémonies allaient recommencer. Il fot question de savoir si ma fille aînée , en qualité de dame , ne serait pas assise au«dessus des deux nouvelles mariées; mais mon fils Georges coupa court à la contestation , en proposant que cbaf|ue homme se plaçât à côté de sa dame. La pro- (losition fut reçue avec grande approbation de tout le monde, excepté de ma femme, qui ne me parut pas tout-à-fait contente, parce qu'elle

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