‹ Le miracle de Saint-AntoineChapitre 2 sur 18 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

En Flandre, dans uno petite ville. Le vestibule d'une vieille et vaste maison bourgeoise. A gaucbe, porte coclière s'ouvrant sur la rue. Au fond, un perron de quelques marches conduisant à uno grande porte vitrée qui donne accès dans la maison. A droite, une autre porte. Le long du mur, une banquette de molesquine, quelques escabeaux, un portemanteau où sont aceroeliés des chapeaux, un pardessus, etc. Au lever du rideau, la vieille bonne, Virgini(\ troussée haut, les jambes nues et chaussée de gros sabots, parmi des seaux de cuivre, des torchons, des balais et des brosses, lave à grande eau les dalles de marbre. De tenqis à autre, elle suspend son travail, se mouche bruyamment et, du coin de son tablier bleu, essuie une grosse larme. On sonne à la porte cochérc ; Virginie va ouvrir, et on apei'çoit sur le seuil, nu-tête, nu-pieds.'les cheveux et la barbe embroussaillés, un maigre et long vieillard vêtu d'une sorte (hj robe ib' bure Ijoueuse, iiil'orme, sans couleur, et copieusement rapiécée.

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