‹ Le Miracle de St. NicolasChapitre 7 sur 38 · PROLOGUE · texte numérisé non relu

PROLOGUE

C'est le refuge des pêcheurs, la blanche étoile Du matin, le bon vent qui souffle dans la voile, Le croissant radieux des belles nuits d'été ; C'est la rose idéale et le lys enchanté.

C'est la claire fontaine où l'oiselet va boire.

DEUXIÈME ENFANT

Frère, toi qui sais tout, conte-nous son liistoire ; Chante, et nous oublierons un peu notre abandon, Il est si doux de parler d'elle.

PREMIER ENFANT

Écoutez donc.

La vierge Marie, La mère de Dieu, Sort, au matin bleu, De sa métairie.

Et va sous le pont Pour laver ses langes.

Tandis que les Anges Gardent le poupon.

Quel plaisir d'entendre Le battoir d'argent !

Joseph, diligent, Se hâte d'étendre,

Ruisselante encor, Parmi les prunelles Et les pimprenelles, La toile aux coins d'or.

Sur la branche claire, L'oiseau curieux.

De ses petits yeux Le regarde faire.

Sous les ais tremblants La rivière chante Et sa voix enchante Les peupliers blancs.

L'Aube ensoleillée Éveille les fleurs.

On dirait des pleurs Dans l'herbe mouillée...

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