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LES HYSTÉRIQUES RAISONNABLES

Une observation faite à Lourdes (Journal de Lourdes, 18 septembre 1888) nous oblige de revenir sur ce que nous avons dit de l'hystérie mentale. Le rédacteur, sans doute

1. Des faits exactement semblables viennent d'être constatés dan» le service de M. le professeur Peter d'après la Gazette des Hôpitaux u 6 mars. ♦« L'existence de ces faits, dit M. Peter, pM absolument incontestable. » (Revue d'hypnotisme, 1«' avril 1888).

l'un des médecins du pèlerinage, parle d'une malade hystérique laquelle, « au milieu des effets de son terrible mal, conservait une grande fermeté de caractère » ; puis il fait observer en note que, d'après Trousseau, l'hystérie est une maladie essentiellement f/^compo^a&ie ; que, parmi les malades livrés à cette névrose, les uns présentent un désordre moral qui peut aller jusqu'à la folie, et « d'autres sont capables de pratiquer les vertus qui exigent le plus de saine constance dans la volonté. »

Sans entrer dans une discussion de faits, à notre avis, inutile, qu'on admette, si l'on veut, que l'hystérie en quelques rares circonstances laisse intactes les facultés intellectuelles. La thèse que nous avons soutenue au sujet des saints n'en est pas ébranlée, tout au contraire. Ce que nous condamnons, ce que la raison condamne et ce que la science doit condamner, c'est Vhystérie mentale considérée comme le principe de la vertu des saints et de leurs états extraordinaires : Vhystérie somatique, qui laisse l'esprit indemne, n'a rien à démêler avec la sainteté. Le saint n'est pas à l'abri des névroses, mais il ne peut pas, s'il est vraiment saint, être mentalement hystérique. Soutenir le contraire, c'est soutenir une contradiction, dont t.op de médecins donnent l'exemple.

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