Paris, 21 juillet
Xll PREFACE
a de la lecture et il donne la main à l'érudition incrédule. Il s'est aperçu que le merveilleux se présente presque partout en histoire. Un vrai philosophe aurait vu dans ce fait extrêmement remarquable, le sujet d'une étude sérieuse et approfondie ; le chef des positivistes n'y a trouvé qu'une raison de condamnation sommaire. Ainsi font les incrédules voués à la critique historique.
L'un d'eux, membre distingué du Collège de France, a écrit : « Les miracles ne sont pas moins nombreux chez les brahmanes, les bouddhistes et les musulmans, mais outre que chez eux on ne les a pas recueillis par écrit avec autant de soin que l'ont fait nos aïeux, nous n'en connaissons pas une aussi grande quantité *. »
La même assertion se trouve dans un livre dont l'auteur a tenté de passer au crible la religion tout entière, ses dogmes, sa morale et son histoire : « Qui ne sait, s'écriet-il, que jusqu'ici ^ toutes les religions ont prétendu également s'appuyer sur les miracles ? »
Inutile, croyons nous, de rapporter d'autres exemples.
Partout, nous rencontrerions des condamnations sans examen des faits et même sans considérants. Nous pourrions passer outre et dire : «Nous nous soumettrons quand vous aurez prouvé ; » puis nous tenir tranquilles en attendant.