PREFACE XIII
Mais, en telle matière, rindécision peut avoir de graves iiiconvénients. D'autre part, le plus grand nombre de lecteurs n'ont pas les éléments nécessaires pour se démontrer que la démonstration de la thèse qui contredit le miracle est une pure bravade. Nous devrons donc entrer dans un examen que les adversaires du miracle avaient le devoir de faire eux-mêmes, et qui aurait ouvert les yeux du moins aux plus intelligents, s'il avait été conduit avec sérieux et bonne foi.
Nous serons obligé de courir aux quatre coins du monde et de l'histoire, et encore devrons-nous n'insister que sur un certain nombre de points : il faudrait des volumes pour passer tout en revue. Cependant les faits historiques auxquels nous nous arrêterons, seront tellement choisis qu'ils pourront servir comme de types et que, bien observés, ils éclaireront suffisamment tout le reste. Le merveilleux contemporain doit être traité avec un peu plus d'étendue : il préoccupe et inquiète tant d'esprits à l'heure présente 1 Nos thaumaturges de clinique et de salon auront une place d'honneur dans notre critique. Nous essayerons de les suivre jusqu'à leurs plus récents prodiges : nous ne saurions prévoir ni ce qu'ils réservent à l'avenir, ni ce que l'avenir leur réserve.
Mais il n'est pas possible de juger sans règle ; il n'est pas possible de raisonner sans principes. Une étude doctrinale sur le miracle est donc indispensabe : ce sera l'objet de la première partie de notre ouvrage. Nous rechercherons quelle est la nature du miracle ; si les incrédules ont . la moindre raison de le reléguer dans le domaine desi chi-