‹ Le MiracleChapitre 30 sur 52 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

Belle Alix, j'ai tremblé pour vous !

N'exposez plus vos jours, à mon cœur précieux !

Tirso !... ces truands?...

tirso, avant de s'éloigner.

Monseigneur, ils ne reviendront pas :

nous avons rudement étrillé leurs échines I

gaucher, à Tirso.

Veille là-bas !

(vers Alix).

Et vous, ne bravez plus la sotte fureur de ces brutes !

12 LE xMIRAGLE

alix, railleuse un peu.

Je n'ai point peur : vous me gardez si bien !...

GAUCHER

Oui, je vous défendrais...

alix, vivement.

Fût-ce contre moi-même !

GAUCHER

Ah ! je vous aime tant! Si j'écoutais mon cœur, à vos pieds, sous vos yeux, je passerais ma vie.

ALIX

On vous attend à la maison de ville.

Maître Loys est le héros du jour.

gaucher, ombrageux.

Quoi! vous le connaissez?...

ALIX

Jaloux ! toujours!... A travers ce guichet,

tantôt j'observais son air grave.

11 me plaît, — et, ce soir, nous parlerons de lui.

gaucher, timidement.

Si je restais, pourtant, auprès de vous?...

ALIX

Y pensez-vous?... Non : j'aime mieux demeurer seule.

gaucher, rembruni.

Seule ! Etrange caprice !

ALIX

Loys le comprendrait.

A ce soir, cher seigneur!

(Gaucher s'éloigne à regret. La place est déserte).

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