LE PRESSENTIMENT EST UN FAIT
La plupart de mes exemples sont tragiques, j*aurais pu en choisir de gracieux et même d'idylliques. Je dois me borner.
J'ai voulu démontrer seulement que dans tous les mondes et dans tous les temps le pressentiment éclate et se fait jour. Les époques de foi ne l'ont pas vu s'épanouir davantage qu'aux ères de scepticisme. Il n'est point le résultat d'une croyance, il s'impose aux indifférences les plus rebelles. Malgré, — on peut le dire, — les nuées dont les superstitions anciennes ou modernes (magie et spiritisme) cherchent à l'obscurcir, il luit, survivant au mysticisme ébahi et h l'analyse critique. Il se rit aussi bien du spiritualisme que du matérialisme. C'est qu'il n'implique pas une doctrine quelconque, il vaut par lui-même en dehors de toute interprétation, — c'est un victorieux fait.