‹ Le miracle moderneChapitre 115 sur 171 · UNE ENTORSE OUBLIÉE · texte numérisé non relu

UNE ENTORSE OUBLIÉE

L'après-midi finissant, il fallait quitter la rue Ménilmontant. Le zouave me raccompagna en m'annonçantses mémoires. « J'ensuis, maintenant, au moment de décrire l'entrée des Dardanelles, quand je partis pour la Crimée. Je crains de me tromper, je dois avouer que j'ai peur de ne

pas être très exact. .. Il y a si longtemps ! Heureusement, j*ai pris des notes. »

En descendant, nous traversons un parterre de chrysanthèmes et de dalhias, orgueil de la demeure. Et, comme je demande à Jacob si parfois ses exercices de fakirisme ne le fatiguent point : a Jamais je n'arrête, me répond-il ; et, quand je suis malade, je travaille à guérir les autres avec encore plus d'empressement, car ainsi je me guéris moi-même. C'est comme cela que je me suis débarrassé d'une entorse : je l'ai laissée, au milieu de mes fidèles... je l'ai oubliée dans la séance. »

Je rentrai dans Paris et je me retrouvai parmi les ordinaires hommes.

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