‹ Le miracle moderneChapitre 155 sur 171 · LE BUT DE CE LIVRE · texte numérisé non relu

LE BUT DE CE LIVRE

Tout autre est le destin de celui qui a fait de son âme la suprême étude et de la grandeur de celte âme le but de sa vie. Celui-là n'est pas dupe des prestiges d'un faux merveilleux qui ne laisse à celui qui l'a cherché que de l'inquiétude et de la cendre. Les imprudents qui courent après les « esprits » perdent leur propre esprit.

Le vrai miracle se réalise en soi.

La volonté — ou plutôt « les deux volontés », l'inconsciente (foi, inspiration, intuition, génie) plus encore que la consciente — voilà le grand agent magique.

Or, il est possible d'éveiller, de cultiver la volonté, — les deux volontés. J'ai écrit ces pages pour qu'on s'en doute ; mais cette science encore à peine ébauchée, cet art, si Ton préfère un terme plus exact, doit s'alliera une sagesse supérieure, à une vertu clairvoyante. Sans cela ses bienfaits sont stériles, l'arme se retourne contre l'ouvrier qui l'a fourbie.

Le héros, son existence, la persévérance de son héroïsme, sont plus extraordinaires et plus

précieux qoe les prodiges des fakirs, les fantaisies du spiritisme ou les miracles de Lourdes.

Puisse ce livre être compris de ceux qui ont travaillé, souffert et lutté à la poursuite de leur destin ! Les curieux n'y trouveront que trop leur pâture. Novalis a écrit qu'une seule chose importe : la recherche de notre moi transcendental. Elle s'accomplit dans le silence, Tamour, les larmes, le labeur ignoré. Mais un guide est nécessaire, qui fasse espérer et croire. Puissent ces pages, qui m'ont coûté tant de peine et où j'ai placé si peu d'ambition, servir aux âmes dans la tourmente et qui attendent leur libération.

INTRODUCTION

Page 1