LA FORCE VITALE NOTÉE PAR DES NOMBRE
— Ma découverte est, comme vous le savez, m'a dit le docteur Baraduc^ le résultat de vingt années de recherches et de près de cinq mille observations. J'ai constaté que chacun impressionne Taiguille selon son tempérament propre et l'état de sa santé. D'où j'ai induit que cette force était la force vitale. Le sens attractif ou répulsif de Taiguille, l'allure plus ou moins rapide de son mouvement, son amplitude chiffrée et mesurée par le nombre de degrés parcourus sur le cadran, la persistance du déplacement, plusieurs minutes parfois après le retrait des mains, me servent de diagnostic pour mes malades et
en même temps me révèlent leur disposition d'esprit, le pli de leur âme. Je suis arrivé à ceci que les nombres 10% 20% 30*" sur le cadran ont une signification « biométrique », comme les chiffres 35, 37, 40 ont sur le thermomètre une signification calorique.
— Mais pourquoi deux appareils?
— C'est que les observations obtenues par la main droite sont dijQTérentes de celles que donne la gauche. La main droite serait « physique », exprimerait l'activité, la santé; la gauche serait « psychique », nous trahirait ce qui se passe dans le cerveau et dans le cœur. En somme, nos deux mûiis sont les « sémaphores de la sensibilité intérieure ». Nous attirons ou nous repoussons selon que nous sommes débordants de cette force vive ou que nous en ressentons Tindigeace. J'ai classé dix-sept types de formules qui soot, en quelque sorte, la roue vitale, les états et les mouvements par lesquels nous devons passer alternativement. De même que nos poumons en respirant, notre estomac en digérant, alimentent notre chair ; de même, notre âme aspire et expire lame universelle, Fassimile et la rejette. Cette méthode biométrique est donc basée sur le rapport entre les forces cosmiques du Zoéther qui entrent en nous pour nous nourrir — et les forces humaines radiantes que nous rendons au Grand Tout. En
somme, dans la nature comme dans Thomme, tout vibre, tout se meut selon un nombre, tout s'échange.
« Cette vibration, qui est la manifestation de vie, est enregistrée par le biomètre. Nous pourrons désormais suivre des yeux les oscillations de notre vitalité, déchiffrer le morceau d'harmonie plus ou moins juste que notre individu joue, sans Tentendre^ dans le concert immense de Tunivers. L'homme essaiera de se connaître mathématiquement, de lire sur un cadran son équilibre ou son désordre, jusqu'ici restés des mystères intérieurs. Qui sait même si mes successeurs n'arriveront pas à noter le degré d'énergie mentale et physique susceptible de résister aux agents dissolvants de la mort?...
— Rien n'est plus intéressant, achevai-je, pour chacun de nous en particulier et pour les Compagnies d'assurances en général.