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RÉSUMÉ

En résumé, les études de ces dernières années

* Paris, Leymarie. — Lire aussi Animisme et Spiritisme par Â. AisAKOP, conseiller d*état à Saint Pétersbonrg, qui a fouTent expérimenté avec son amie M" d'Espérance. (Kote de A. de R.)

' Les confessions de M" d'Espérance, quoique pleines de réserves, témoignent qu'elle fut souvent entre les mains d'impresani peu scrupuleux une dupe douloureuse et qu'elle ne s'illusionna définitivement que dans la prostration de son cerveau suggestionné. (Note de J. fi.)

* Je m'expliquerai à la troisième partie de ce Uvre sur « les eiprita « tels du moins que les séances spirites nous les foiimiisent et exposerai quelques lois de leur formation. (Note d6 J. B.)

ont eu pour principal résultat d'établir^ par des preuves historiques et des expériences directes^ que les facultés actives et passives de Thomme pouvaient se manifester en dehors de son corps matériel et visible, constituant ainsi Textériorisation de la pensée^ de la sensibilité, de la motricité et de la forme. Ce sont là des faits acquis et on s'explique difficilement l'hostilité de la science officielle, étant données ses conceptions actuelles sur Tunivers, dont toutes les parties ne seraient constituées que par des vibrations différentes d'une substance unique et hypothétique, Téther. En tous cas ils prouvent l'existence d'émanations variées que les magnétiseurs confondent sous le nom de Fluide magnétique et ils appuient les théories des Orientaux, des anciens philosophes grecs et des premiers Pères de TÉglise sur le corps fluidique ou âme, servant d'intermédiaire entre l'esprit et le corps physique.

Albert db Rochas

ANATOMIE DU FANTÔME DES VIVANTS d'aPRÉS LE COLONEL DE ROCHAS

(ÉVIDENCI DES FACULTÉS SUPRANORMALBS)

ËUL somme, la communication fort captivante deM.de Rochas, parlasynthèsequ'il nous propose et dont les éléments lui paraissent définitivement acquis, essaie de nous dresser, sensible, moteur et doué de forme, « le fantôme du vivant ». Mais « rextériori&ation de la sensibilité » n^est qu'une manière d'exprimer physiquement un mélange de suggestion et die télépatliie ; et

les preuves de Tobjectivité des phénomènes matériels, Katie King, M" d'Espérance, Paladino, avouent une indiscutable faiblesse ; la tendance au spiritualisme estlrop évidente; le sens critique du colonel s'en amoindrit. De cette communication ce qui se dégage de plus sûr, c*est l'évidence de facultés extraordinaires dont jouissent certains organismes, et qui, déréglées chez eux, mais visibles, sont tout de même Tapanage mystérieux de rhumanité tout entière.

CRITIQUE DES THÉORIES ET DES EXPÉRIENCES DU COLONEL DE ROCHAS ET PLUS PARTICULIÈREMENT DE l'extériorisation DE LA SENSIBILITÉ ET DE LA MOTRICITÉ.

Où nous différons d'avis, le colonel de Rochas et moi, c'est d'abord pour l'intervention des « esprits ». Il ]'admet; je ne l'aperçois pas. Aucune expérience métapsychique n'impose cette hypothèse; un grand nombre de faits la démontre inexacte. L'ancien administrateur de l'École Polytechnique considère volontiers comme objectives les impressions et les visions des sujets qui, même sincères, ne racontent que d'imaginaires exploits ; sortie de corps astral, voyage, en des pays lointains ou chimériques. Us révent et ces rêves restent subjectifs.

L'extériorisation de la sensibilité et de la

motricité ne valent à mes yeux que comme des hypothësesassezinvraisemblables, pour expliquer les étranges événements, englobés sous ces appellations. Moi aussi, j'ai réussi les expériences de ]a statuette, du verre d'eau et de la rose avec les sujets du colonel et avec d'autres aussi. Mais j'ai tout lieu de croire que la suggestion orale et mentale et la télépathie à courte distance expliquent suffisamment ces petits mystères. Ce qui est ingénieux, c'est d'avoir adopté un point d'appui physique, une sorte de transmetteur pour mieux communiquer de l'expérimentateur au sujet. La rose, le verre d'eau, la statuette sont des excitants pour l'imagination et la volonté de l'un et de l'autre ; mais c'est l'idée qui fait tout. M. Maurice de Fleury a démontré que l'expérience réussissait tout de même, si l'on substituait une nouvelle statuette à celle que l'on croit chargée de sensibilité. Pour ma part, j'ai constaté qu'il suffisait de suggérer préalablement au sujet que l'expérience réussirait, pour qu'elle réussit en effet ; plus cette suggestion était nette, intense et forte, plus les résultats étaient excellents. L'objet matériel ne sert, je le répète, qu'à imprimer plus profondément l'idée dans le cerveau de celui qui ordonne et de celui ou de celle qui ressent. Il en était de même au beau temps de du Potet et de Puységur, pour l'efficacité de

Teau magnétisée, qui favorisait chez les malades Tautosuggestion.

M. de Rochas admet comme indéniables les déplacements d'objets sur quoi il établit sa théorie de l'extériorisation de la motricité. Or, dûs surtout à Eusapia Paladino et à Politi, deux Italiens déséquilibrés et rusés, souvent pris en faute, ces phénomènes apparaissent tout au moins douteux et tributaires de la prestidigitation. Je les crois très rares (quand ils sont authentiques) et seulement, comme nous le verrons au chapitre des Maisons Hantées, une des anomalies de Télectricité humaine.

l'apport de u. de roghâs a là métapsyghique

En somme, M. de Rochas est beaucoup plus un physicien qu'un psychologue ; il a écrit de très intéressantes études sur le mécanisme des fraudes des prêtres païens et sur la balistique antique. U devait être entraîné à voir surtout dans les prodiges des médiums, les mouvements extérieurs, alors que c'est dans le fonctionnement de leurs centres nerveux que résident l'intérêt, l'origine et, je puis dire, Ja réalité des « tours » dont ils nous fascinent.

En tout cas cet intrépide chercheur a mis de la précision et de la clarté dans l'inextricable chaos des expériences et des théories de ses devan-

ciers, les magnétiseurs. Quand même il aurait rendu surtout plus nettes et plus visibles leurs utopies, le service rendu n'en serait pas moins considérable.

L'incohérence, l'obscurité et le trouble sont les vrais dangers ; rendre méthodiques et lucides des erreurs, c'est être encore utile à la vérité. Mais Albert de Rochas a fait mieux ; il a approfondi rhypnose, il a montré tout le parti qu'on peut tirer de la suggestion ; il a obtenu Tattention de Télite et du grand public sur les agissements si instructifs des médiums.

Quant à ses deux prétendues découvertes, <( Textériorisation de la sensibilité » et « Texteriorisation de la motricité » — telles qu'il nous en a exposé les théories, — elles doivent être abandonnées, soit qu'elles reposent sur des faits douteux, soit qu'elles interprètent par une illusion physique un phénomène, réel mais tout mental.

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